Le gouvernement israélien autorise le bouclage de Jérusalem-est

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JERUSALEM, 14 octobre (Reuters) - Le gouvernement israélien a donné l'autorisation à la police de boucler les quartiers arabes de Jérusalem-est, mercredi, une mesure exceptionnelle visant à enrayer la vague de violence qui secoue le pays, dont de nombreuses attaques au couteau menées par des Palestiniens. A l'issue d'une réunion de son cabinet de sécurité qui s'est achevée dans la nuit, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a également ordonné le déploiement de soldats supplémentaires sur les principales routes du pays, en particulier le long de la "barrière de sécurité" qui sépare la Cisjordanie du territoire israélien. Il a aussi donné son feu vert à la révocation du droit de résidence accordé aux Palestiniens soupçonnés de "terrorisme" et à la destruction des maisons des auteurs d'attaques, assortie d'une interdiction de reconstruire. Sept Israéliens et 30 Palestiniens, dont huit enfants, ont été tués depuis le début de la vague de violences il y a deux semaines, sur fond de tensions autour de l'esplanade des Mosquées à Jérusalem. Les attaques au couteau, à l'arme à feu ou à la voiture bélier se sont multipliées ces derniers jours, créant un climat de psychose en Israël. Le bouclage des quartiers palestiniens de Jérusalem, d'où venaient la plupart des assaillants, répond à des impératifs de sécurité et n'augure pas d'une division politique de la ville, a déclaré à Radio Israël le ministre des Affaires de Jérusalem, Zeev Elkin. Israël considère Jérusalem comme sa capitale indivisible, tandis que l'Autorité palestinienne veut faire de Jérusalem-est la capitale de son futur état. L'isolement des quartiers arabes, où vivent quelque 300.000 personnes, n'a pas encore été mis en oeuvre mais une telle mesure, outre qu'elle serait lourde de symbole, risquerait d'attiser la violence et serait moralement et politiquement contestable, soulignent certains commentateurs israéliens et les observateurs. "Le bouclage des quartiers de Jérusalem-est limiterait la liberté de mouvement de l'ensemble des habitants palestiniens au lieu d'apporter une réponse ciblée à un problème spécifique", prévient l'organisation Human Rights Watch en dénonçant "une politique de harcèlement et d'abus". Le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, a déclaré mardi qu'il se rendrait "prochainement dans la région pour éloigner les deux camps du précipice". ID:nL8N12D52E (Tangi Salaün pour le service français) )

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