Le gouvernement français veut doubler les formations sur l'islam

le
4

STRASBOURG, 3 mars (Reuters) - Le Premier Ministre, Manuel Valls, a annoncé mardi le doublement de l'offre de formation sur l'islam avant la fin de l'année" pour lutter contre les interventions étrangères dans l'enseignement de la religion musulmane en France. "Il n'y aura pas de loi, il n'y aura pas de décret, il n'y aura pas de circulaire pour dire ce que doit être l'islam", a-t-il dit lors d'une visite à l'université de Strasbourg, où cette formation est assurée. "Il n'y aura pas de tutelle, pas de privilège particulier. Jamais l'Etat ne prendra le contrôle d'une religion ou d'un culte." Mais cette "neutralité" de l'Etat n'est pas "une raison pour n'avoir rien à dire, pour n'avoir aucune réponse à apporter à nos compatriotes, à nos concitoyens de confession musulmane qui s'inquiètent des interventions étrangères", a-t-il ajouté. Le Premier Ministre a rappelé que certains responsables religieux, notamment les aumôniers et imams, devraient à l'avenir avoir suivi une formation pour pouvoir exercer selon le plan adopté le 25 février par le conseil des ministres dans la foulée des attentats de janvier. ID:nL5N0VY5G9 Ces formations doivent notamment s'inspirer des cursus interdisciplinaires proposés à Strasbourg, qui compte trois parcours universitaires en lien avec les religions. En 2011, un diplôme universitaire de droit, société et pluralité était la première formation de ce type dans une université publique. SARKOZY AU CFCM Nicolas Sarkozy a pour sa part déjeuné mardi à la Mosquée de Paris avec les responsables du Conseil français du culte musulman (CFCM), avec qui il a discuté de "la compatibilité de la République et de l'islam". "Nous nous retrouverons pour une journée de travail et nous essaierons de sortir un texte commun pour régler cette question dans l'apaisement", a indiqué le président de l'UMP à l'issue de cette rencontre. Ces propositions devraient nourrir la "grande consultation" annoncée par le gouvernement pour réformer le CFCM, l'instance représentant les musulmans de France qui n'a jamais réussi à s'imposer vraiment depuis sa création en 2003. Il s'agit d'un élément clé du plan destiné à favoriser le dialogue avec l'islam, la sécurité des musulmans et la formation de leurs représentants qui a été présenté mercredi en conseil des ministres, un mois et demi après les attentats de Paris. Des propositions visant à élargir et diversifier la composition du CFCM devront émerger de cette consultation avant le ramadan, autour du 17 juin Le CFCM intervient dans les relations avec le pouvoir politique français, dans la construction des mosquées, dans le marché des aliments halal, dans la formation de certains imams et dans le développement de représentations musulmanes dans les prisons et dans l'armée française. Cette instance créée par Nicolas Sarkozy lorsqu'il était ministre de l'Intérieur n'a jamais trouvé son rythme de croisière, les différentes fédérations et nationalités qui la composent ayant des difficultés à s'entendre. (Jean-François Gérard, avec Chine Labbé, édité par Yves Clarisse)
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • tropfort le mardi 3 mar 2015 à 16:32

    Avec nos impôts ? On est vraiment à leur botte...

  • M4484897 le mardi 3 mar 2015 à 15:56

    va peut -être s'occuper aussi de la formation des évêques, des rabins et des précheurs de la secte moon?ferait mieux de s'occuper des cinq millions de chômeurs qui prient dans la rue pour retrouver du travail,

  • g.dupuy le mardi 3 mar 2015 à 15:50

    Et pour le catéchisme?

  • rodde12 le mardi 3 mar 2015 à 15:33

    On devrait peut-être leur demander de prouver leurs affirmations à tous ces marchands de salades.