Le gouvernement défend le bien-fondé de l'écotaxe

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LE GOUVERNEMENT DÉFEND LE BIEN-FONDÉ DE L'"ÉCOTAXE"
LE GOUVERNEMENT DÉFEND LE BIEN-FONDÉ DE L'"ÉCOTAXE"

PARIS (Reuters) - Le ministre des Transports a défendu lundi le bien-fondé de l'"écotaxe" imposée à compter du 1er janvier sur le transport routier, au moment où le monde économique et agricole se mobilise pour obtenir son ajournement, voire son annulation pure et simple pour une région comme la Bretagne.

Dans un communiqué publié pour réfuter des "rumeurs qui confinent à la désinformation", Frédéric Cuvillier déclare que le dispositif aura un "impact économique limité" et ne créera pas de concurrence déloyale avec les concurrents européens de la France, dont plusieurs, dont l'Allemagne et la Suisse, ont déjà instauré une telle taxe.

Envisagée depuis 2009, cette écotaxe poids lourds doit être appliquée à près de 800.000 camions, dont 600.000 français, qui circulent sur 12.000 km de routes nationales et 2.000 km de routes départementales du réseau routier "non concédé", donc hors autoroutes.

Son objectif est de faire financer l'usure des infrastructures routières par les transporteurs et d'inciter les chargeurs à privilégier des moyens de transport plus respectueux de l'environnement, comme le rail, les canaux ou les liaisons maritimes.

L'Etat et les collectivités locales espèrent en tirer 920 millions d'euros chaque année qui iront financer l'agence de financement des infrastructures, souligne le ministre en insistant sur ses effets bénéfiques pour l'emploi dans le secteur des travaux publics.

Quant à l'impact économique direct, il fait valoir que son montant sera inférieur à l'écotaxe allemande, que les véhicules agricoles en seront exemptés et que les transporteurs pourront en répercuter intégralement le coût sur les chargeurs.

Le président de la FNSEA, le principal syndicat agricole, Xavier Beulin, a annoncé ce week-end une "mobilisation générale" mardi pour réclamer le report de son entrée en vigueur.

"Lorsque l'économie redeviendra croissante on pourra en reparler mais là, nous demandons une pause", a-t-il dit, en évoquant un "ras-le-bol fiscal dans l'agroalimentaire".

La suppression de l'écotaxe est au centre des revendications des manifestations récentes organisées en Bretagne sur fond de multiplication des faillites dans le secteur agroalimentaire local.

Dans son communiqué, Frédéric Cuvillier souligne que le gouvernement a déjà pris en compte le caractère péninsulaire de la région en prévoyant un abattement de 50% sur le taux kilométrique pour la Bretagne et en excluant du réseau taxable la RN 164, le principal axe est-ouest local.

Selon le ministre, l'écotaxe acquittée par la Bretagne sera limitée à 42 millions d'euros, soit moins de 4% du montant prélevé à l'échelle nationale, et la région devrait recevoir en retour, grâce à un système de péréquation, 135 millions d'euros chaque année pour l'amélioration de ses infrastructures de transport.

Yann Le Guernigou, édité par Yves Clarisse

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  • patr.fav le lundi 21 oct 2013 à 18:38

    vous ne voyez pas qu'ils veulent nous les poches, et qu'on devienne comme la grèce , l'italie, l'espagne, le portugal!! la bretagne ne se laissera pas faire !!!! vive les bretons !

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