Le gouvernement dans le piège de la loi Travail

le , mis à jour à 16:01
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Le gouvernement dans le piège de la loi Travail
Le gouvernement dans le piège de la loi Travail

Ça bouchonne déjà ! Vendredi soir, près de 3 000 amendements avaient été déposés sur la loi Travail qui entre en débat dans l'hémicycle... mardi. Le système informatique ayant buggé, le délai octroyé aux députés pour amender le texte a même été repoussé de vingt-quatre heures, jusqu'à ce soir. « J'en prévois au total 5 000 ! » lance Catherine Lemorton, la présidente PS de la commission des Affaires sociales. Soit presque autant que pour la loi sur le mariage pour tous en 2013... Sur fond de défilés du 1er Mai et de radicalisation croissante des opposants, l'épreuve de l'hémicycle promet d'être rude pour le gouvernement, qui cherche toujours une porte de sortie.

Le retrait est-il possible ? Non. La CGT, FO et l'Unef ont beau insister depuis des semaines, « il n'est pas question d'un retrait du texte », affirme-t-on clairement à l'Elysée. Certes, ce week-end, l'exécutif regardera de près la taille des cortèges. Mais, sauf à fâcher les syndicats réformistes comme la CFDT ou les étudiants de la Fage favorables au projet de loi, une nouvelle capitulation, type déchéance de la nationalité, est exclue.

De nouveaux changements sont-ils en vue ? Oui. « Le texte va être amélioré mais sans être déséquilibré », confie ainsi Jean-Marie Le Guen, le secrétaire d'Etat chargé des Relations avec le Parlement. En comptant l'avant-projet de loi, on en serait donc à... quatre versions différentes ! « La question du licenciement économique est centrale », pointe Lemorton. Contrairement à l'avis du gouvernement, les députés PS souhaitent que l'appréciation des difficultés d'une entreprise justifiant son recours aux licenciements économiques se mesure, non à l'échelle nationale, mais au moins à l'échelle internationale. Problème, l'Afep (Association française des entreprises privées), qui représente les grands groupes du CAC 40, est aux aguets... Autre point, la surtaxation des CDD annoncée par ...

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  • 445566ZM il y a 7 mois

    Dans ce projet de loi, c'est la possibilité d'organiser un référendum dans une entreprise qui dérange le plus les syndicats. La "majorité silencieuse" pourra s'exprimer enfin, par un vote à bulletin secret, et peur remplacer les syndicalistes bornés. Chez Smart, les salariés ont voté pour travailler plus, pour sauver l'entreprise, contre l'avis des syndicats.

  • phili646 il y a 7 mois

    On peut toujours engager des réformes dites courageuse, mais là n'est pas le problème. Pour faire ce genre de chose encore faut t'il avoir reçu mandat pour le faire et ce n'est malheureusement pas le cas !!!

  • phili646 il y a 7 mois

    En ne retirant pas ce texte de loi, le gouvernement et Hollande vont donner le coup de grâce à leurs dernières illusions. Pour 2017 je conseille au locataire de l'Elysée la culture du navet du côté de Tulle !!!!

  • aerosp il y a 7 mois

    attendons que les routiers bloquent les routes et on en reparlera

  • frk987 il y a 7 mois

    Ils passent leur temps à cueillir des bâtons pour se faire battre, plus nuls c'est impossible.

  • g.joly1 il y a 7 mois

    Retrait pur et simple !

  • M898407 il y a 7 mois

    Ce gouvernement a le chic pour se ridiculiser aux yeux du monde entier.....