Le gouvernement d'union libyen bientôt installé à Tripoli - PM

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 (Francise le nom de Sarraj, ajoute déclarations d'Ayrault) 
    TRIPOLI, 17 mars (Reuters) - Le gouvernement d'union libyen 
soutenu par les Nations unies s'installera à Tripoli "dans les 
tout prochains jours", a déclaré jeudi son Premier ministre, 
Fayez el Sarraj, au cours d'une interview télévisée.  
    Fayez el Sarraj, qui doit s'entretenir vendredi avec le 
ministre français des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault, 
actuellement en visite en Tunisie, a précisé que cette décision 
découlait d'un accord sur la sécurité dans la capitale libyenne 
conclu entre l'Onu, l'armée, la police et des groupes armés.  
    "Nous, gouvernement d'accord national, serons bientôt à 
Tripoli, (...) dans les tout prochains jours", a-t-il dit à la 
chaîne Libya HD, basée en Jordanie.  
    "Les groupes armés resteront cantonnés dans leurs camps 
jusqu'à ce qu'un accord soit trouvé avec eux pour savoir si 
leurs membres seront intégrés et les jeunes gens absorbés au 
sein de certains programmes définis par le plan de sécurité." 
    Jean-Marc Ayrault a promis jeudi de tout faire pour 
faciliter l'installation du gouvernement d'union à Tripoli.  
    "Il est indispensable que le gouvernement soit installé à 
Tripoli", a déclaré le chef de la diplomatie française à Tunis. 
"Si l'on veut que sa légitimité soit reconnue pas seulement par 
la communauté internationale mais aussi par le peuple libyen, il 
faut qu'il soit installé dans la capitale. Il faut aider à ça." 
    "Il faut un gouvernement d'union nationale installé à 
Tripoli en toute sécurité et il faut que les partenaires, 
notamment la France, jouent le jeu pour aider à cette 
sécurisation", a-t-il dit.  
    Le gouvernement d'union libyen a été mis en place en vertu 
d'un plan élaboré en décembre par les Nations pour mettre fin à 
la division du pays et contrer l'influence croissante des 
djihadistes de l'Etat islamique. La Libye a deux parlements et 
deux gouvernements rivaux depuis 2014.  
    L'organe chargé par l'Onu de faciliter la transition dans le 
pays, le Conseil présidentiel, également dirigé par Fayez el 
Sarraj, a invité samedi les institutions concurrentes libyennes 
à lancer le processus de transfert du pouvoir au nouveau 
gouvernement d'union et demandé à la communauté internationale 
de ne plus traiter qu'avec ce gouvernement.   
    Fayez el Sarraj a estimé que le Conseil présidentiel devait 
profiter de l'intérêt actuellement porté à la Libye par la 
communauté internationale, en soulignant cependant que les 
Libyens devaient rester maîtres de leur destin.  
    "L'intervention directe est inacceptable, et nous avons 
clairement fait passer le message", a-t-il dit. 
 
 (Aidan Lewis, Ahmed Elumami, John Irish; Jean-Stéphane Brosse 
pour le service français) 
 
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