Le gouvernement d'Antonio Costa prête serment au Portugal

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    LISBONNE, 26 novembre (Reuters) - Le gouvernement du 
socialiste Antonio Costa, soutenu par l'extrême gauche, a prêté 
serment jeudi au Portugal, promettant de mettre fin à des années 
d'austérité. 
    Le nouveau chef du gouvernement, ancien maire de Lisbonne, a 
promis de respecter les règles budgétaires européennes et a 
assuré que la consolidation des comptes publics se ferait de 
manière "plus saine". 
    "Le programme du gouvernement veut tourner la page de 
l'austérité", a-t-il dit dans son discours inaugural. 
    Le président de la République, le conservateur Anibal Cavaco 
Silva, n'a pas caché qu'il voyait d'un mauvais oeil le soutien 
apporté par les communistes et le Bloc de gauche au nouveau 
gouvernement, en raison de leur attitude passée à l'égard des 
engagements budgétaires du pays envers l'Union européenne. 
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    "Je n'abdique aucun des pouvoirs dont le président est 
investi", a-t-il dit jeudi. Le chef de l'Etat ne peut pas 
dissoudre le Parlement mais a le pouvoir de chasser le 
gouvernement, d'opposer son veto à certaines lois ou de retarder 
leur entrée en application. Son mandat s'achève en mars 
prochain. 
    "Je ferai tout pour que le pays reste sur la voie de la 
croissance économique, des créations d'emplois et qu'il préserve 
sa crédibilité au plan international", a-t-il ajouté. 
    Antonio Costa a notamment désigné au poste de ministre des 
Finances l'économiste de la Banque du Portugal Mario Centeno, 
qui le conseille de longue date. 
    Agé de 48 ans, diplômé de Harvard, Mario Centeno est un 
spécialiste des questions liées au marché du travail. Il a 
coordonné la mise au point du programme économique du Parti 
socialiste pendant la campagne des élections législatives du 4 
octobre. 
    La coalition sortante de centre droit avait remporté ce 
scrutin mais perdu la majorité absolue au Parlement, ouvrant la 
voie à la constitution d'un gouvernement socialiste s'appuyant 
sur des formations plus à gauche pour se maintenir au pouvoir. 
    Le gouvernement compte 17 ministres dont quatre femmes. Il 
comprend des personnalités expérimentées comme le ministre des 
Affaires étrangères Augusto Santos Silva mais également de 
nombreuses nouvelles têtes, comme le chercheur en biochimie 
Tiago Brandao, propulsé à 38 ans au poste de ministre de 
l'Education.  
 
 (Axel Bugge avec Andrei Khalip, Sergio Goncalves et Daniel 
Alvarenga; Jean-Stéphane Brosse et Guy Kerivel pour le service 
français) 
 
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