Le gouvernement crée deux taxes qui rapporteront 140 millions à l'Île de France

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Une nouvelle taxe sur les parkings de bureaux et une surtaxe sur les propriétés bâties et la cotisation foncière des entreprises doivent financer les transports en commun du Grand Paris.

Après la taxe «week end», la «taxe sur les parkings». Le gouvernement semble à nouveau pris de frénésie fiscale. Un jour après avoir confirmé qu'il comptait instaurer une surtaxe de 20% sur la taxe d'habitation des résidences secondaires peu occupées dans près de 30 agglomérations situées dans des «zones tendues», il a déposé un amendement au projet de budget 2015, créant deux taxes devant rapporter 140 millions l'an prochain à la région Île-de-France. Adopté mercredi soir en Commission des finances, ce texte doit assurer le financement des transports en commun du Grand Paris. S'il est voté en séance, cette attribution de ressources nouvelles viendra concrétiser une promesse réitérée par Manuel Valls, le 13 octobre dernier.

Concrètement, le texte instaure dès l'an prochain d'une part une «taxe annuelle sur les surfaces de stationnement annexées aux locaux à usage de bureaux appartenant aux personnes privées ou publiques», à 60 millions d'euros. D'autre part, l'amendement crée «une taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés bâties et à la cotisation foncière des entreprises». Le produit de cette mesure sera limité à 80 millions d'euros.

Hausse de la taxe de séjour

Au cours d'une soirée décidément riche sur le plan fiscal, des députés ont aussi adopté en commission la hausse de la taxe de séjour pour la plupart des hôtels, qui doit rapporter environ 300 millions d'euros. Elle passe de 1 à 1,5 euros par personne et par nuit pour les 3 étoiles, de 1,5 à 2,25 euros pour les 4 étoiles et double pour les 5 étoiles, passant de 1,5 à 3 euros. Une taxe spécifique sur aux palaces est instaurée à 4 euros. Cette taxe affectera aussi les hébergements dits non conventionnels, comme le site internet Airbnb.

Autant de nouveaux prélèvements, qui s'ajoutent à l'augmentation de la taxation sur le gazole, et viennent brouiller le message de pause fiscale du gouvernement, qui a par ailleurs prévu d'alléger les charges et la fiscalité des entreprises de 12 milliards l'an prochain et de supprimer la première tranche de l'impôt sur le revenu.

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