Le gouvernement chinois dément bannir l'achat de produits Apple

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par Gerry Shih et Paul Carsten PEKIN, 8 août (Reuters) - Les produits d'Apple AAPL.O tels que les tablettes et ordinateurs portables ne sont pas exclus des listes de fournisseurs du gouvernement chinois, selon le responsable du centre d'achat du pays, contrairement à des informations de presse publiées cette semaine. Selon une dépêche de l'agence Bloomberg qui se basait sur des déclarations de sources gouvernementales, 10 produits Apple, dont les MacBook et les iPad, avaient été bannis de la liste de fournitures autorisées, pour des raisons de sécurité nationale. Le Centre d'achats gouvernemental central, ainsi que le ministère des Finances et Apple lui-même, ont déclarés que la firme de Cupertino n'avait même jamais postulé pour être sur cette liste. La liste évoquée cette semaine ne serait que l'une parmi tant d'autres dressée par Pékin en matière d'achats centraux et concernerait seulement les produits économes en énergie. Apple n'a jamais été sur cette liste, a déclaré par e-mail la firme à la pomme sans souhaiter vouloir donner plus de détails. "Même si Apple propose des produits certifiés comme économes énergétiquement (...) les documents de confirmation nécessaires et les agréments légaux n'ont jamais été fournis", a dit à Reuters le ministère chinois des Finances, jeudi soir, par fax. L'information a été confirmée par le Centre d'achat gouvernemental dans un communiqué séparé vendredi. La confusion et les incertitudes entourant les produits Apple reflètent l'anxiété et la méfiance croissantes et réciproque entre la Chine et les entreprises de technologie étrangères. La Chine a annoncé la semaine dernière l'ouverture formelle d'une enquête visant Microsoft qu'elle soupçonne d'infractions à la législation sur la concurrence. Pékin reproche notamment à Microsoft MSFT.O de ne pas avoir dévoilé un certain nombre d'informations sur son système d'exploitation Windows et sur sa suite bureautique Office. Le gouvernement chinois a également interdit à ses agences de se procurer toute une série de logiciels de sécurité étrangers dont ceux fabriqués par le Kaspersky Lab et Symantec SYMC.O . La suspicion mutuelle entre Pékin et Washington en termes de piratage informatique est par ailleurs montée d'un cran l'année dernière après les révélations de l'ex-consultant des services secrets américains Edward Snowden, le Département de la justice américains ayant par ailleurs inculpé cinq officiers chinois en mai dernier pour espionnage industriel à grande échelle. (Avec la contribution du bureau de Pékin, Patrick Vignal et Patrice Mancino pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten)


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