Le gouvernement allemand prévoit une croissance ralentie au S2

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    BERLIN, 22 septembre (Reuters) - La croissance de l'économie 
allemande va ralentir au second semestre par rapport à celle du 
premier en raison de la dégradation de la demande étrangère, qui 
pèse sur la production industrielle, a estimé jeudi le ministère 
des Finances.  
    La vigueur de la consommation des ménages, l'augmentation de 
la dépense publique et le dynamisme de la construction ont 
permis à la première économie d'Europe d'enregistrer une 
croissance de 0,7% au premier trimestre puis de 0,4% au 
deuxième.  
    "La croissance économique de l'Allemagne a été solide 
pendant la première moitié de l'année", résume le ministère des 
Finances dans son rapport mensuel publié jeudi. "Mais les 
derniers indicateurs économiques suggèrent un ralentissement de 
la dynamique économique au second semestre de l'année." 
    La croissance des commandes à l'industrie a été pratiquement 
nulle en juillet tandis que la production industrielle et les 
exportations subissaient des reculs inattendus, ce qui suggère 
que le secteur manufacturier a débuté le troisième trimestre 
sans élan.  
    "La faiblesse de l'activité industrielle s'explique par la 
dégradation de la demande étrangère", dit le ministère, qui 
s'attend à ce que faiblesse persiste jusqu'à la fin de l'année. 
    L'économie devrait néanmoins continuer de croître, la 
consommation privée bénéficiant de la bonne santé du marché du 
travail, de la hausse des salaires réels, de l'inflation basse 
et des prix relativement modérés de l'énergie, poursuit le 
rapport.  
    "La reprise économique reste intacte", conclut le ministère. 
    Il ajoute que les recettes fiscales de l'Etat fédéral et des 
Länder ont augmenté de 4,1% sur les huit premiers mois de 
l'année, un chiffre supérieur à celui de 3% prévu initialement 
pour l'ensemble de 2016. 
    Ces rentrées fiscales permettent au gouvernement de financer 
les nouvelles dépenses liées à l'afflux de réfugiés et migrants 
dans le pays, mais aussi les investissements dans les 
infrastructures et le numérique, sans augmenter les emprunts 
publics, assurant ainsi l'équilibre budgétaire avant les 
élections législatives de 2017. 
      
 
 (Michael Nienaber; Marc Angrand pour le service français) 
 
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