Le gouvernement algérien annonce un accord avec les policiers

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()) ALGER, 16 octobre (Reuters) - Le gouvernement algérien a annoncé mercredi soir être parvenu à un accord avec les représentants des policiers pour mettre fin à leur mouvement de protestation. Plus d'un millier de policiers algériens s'étaient rassemblés dans la journée devant les bureaux du président Abdelaziz Bouteflika pour réclamer de meilleures conditions de travail, au deuxième jour d'un mouvement de grogne très rare au sein des forces de sécurité du pays. "Le gouvernement se réunira dimanche prochain pour répondre à leurs demandes, en particulier celles liées à des considérations financières. Nous avons déjà réglé onze demandes", a annoncé le Premier ministre Adelmalek Sellal à la télévision à l'issue d'une réunion avec une délégation de la police. Les manifestants protestent notamment contre leurs rythmes de travail, qui les amènent parfois à être en fonction pendant 48 heures consécutives, selon eux. Ils demandent aussi une revalorisation salariale et de meilleures conditions d'hébergement pour leurs familles. Le mouvement a débuté mardi à Alger, où plusieurs centaines de policiers ont défilé dans les rues pour exprimer leur solidarité avec leurs collègues de Ghardaïa, une ville du Grand Sud près de laquelle plusieurs d'entre eux ont été blessés lundi lors d'affrontements entre Arabes et Berbères. Ces heurts inter-communautaires ont fait deux morts et des magasins ont été incendiés. Mercredi, des manifestations de policiers ont également eu lieu à Oran et Khenchela. (Lamine Chikhi; Marc Angrand et Tangi Salaün pour le service français, édité par Henri-Pierre André)

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