Le gouvernement accuse l'EI de retenir des familles à Ramadi

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    BAGDAD, 21 décembre (Reuters) - Les djihadistes de l'Etat 
islamique (EI) interdisent aux civils de quitter Ramadi, le 
chef-lieu de la province irakienne d'Anbar dont se rapprochent 
les forces armées irakiennes, a dénoncé lundi le ministère 
irakien de la Défense. 
    La ville, à une centaine de kilomètres à l'ouest de Bagdad, 
est tombée au mois de mai entre les mains du groupe djihadiste. 
    "Des familles ont réussi à échapper aux bandes de Daech. 
Mais des rapports du renseignement émanant de l'intérieur de la 
ville disent qu'ils empêchent des familles de fuir, qu'ils se 
préparent à les utiliser comme des boucliers humains", a déclaré 
à l'agence Reuters Nassir Nouri, porte-parole du ministère. 
    Des avions de l'armée irakienne ont largué dimanche 
au-dessus de Ramadi des tracts recommandant aux habitants de la 
ville d'en partir dans les 72 heures. 
    Ce largage, a précisé à Reuters un officier s'exprimant sous 
le sceau de l'anonymat, est "une indication qu'une opération 
militaire de grande ampleur pour reprendre le centre de la ville 
va bientôt débuter". 
    L'armée irakienne se prépare depuis des mois à lancer une 
offensive pour reprendre la capitale de la province 
majoritairement sunnite d'Anbar. 
    Les services de renseignement irakiens estiment que 250 à 
300 combattants de l'EI sont retranchés dans le centre de 
Ramadi, dont ils ont miné les abords. 
 
 (Saif Hameed et Maher Chmaytelli; Tangi Salaün et Henri-Pierre 
André pour le service français) 
 
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