Le goût d'amertume d'une révolution inachevée

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Le peuple égyptien demande le transfert du pouvoir des militaires aux civils. En réponse, la violence à leur encontre s'accentue.

C'est une vidéo insoutenable, le symbole en grandeur nature de l'usage répété de la force par l'armée égyptienne contre les manifestants. Sous les coups de bâton d'un essaim de soldats en uniforme, une femme s'effondre au sol. Traînée sur la chaussée par son long manteau noir, elle échoue torse nu dans son soutien-gorge bleu, le ventre écrasé par les bottes de ses bourreaux.

Filmée ce week-end en plein centre du Caire, cette scène n'est qu'une illustration, parmi tant d'autres, de la nouvelle spirale de violence, qui a fait au moins onze morts et des centaines de blessés en l'espace de quatre jours. Et qui pousse, aujourd'hui, la communauté internationale à tirer la sonnette d'alarme. Dimanche, Ban Ki-moon, a été le premier à se dire «très préoccupé» par la situation. «Le secrétaire général (de l'ONU) est très inquiet par l'usage excessif de la force de la part des forces de sécurité contre les manifestants et appelle les autorités de transition à fair

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