Le Giec assure que le monde peut encore combattre le réchauffement

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par Alister Doyle COPENHAGUE, 2 novembre (Reuters) - Les gouvernements peuvent encore endiguer le changement climatique à un coût gérable mais devront réduire à zéro les émissions de gaz à effet de serre d'ici la fin du siècle pour contenir le réchauffement sous le seuil des 2°C, affirme le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) dans un rapport publié dimanche. "Il y a encore du temps, mais très peu de temps", prévient Rajendra Pachauri, qui préside le Giec. Ce rapport de synthèse de 40 pages, résumant les travaux de 800 scientifiques parus depuis septembre 2013, note que les températures moyennes à la surface du globe ont déjà progressé de 0,85°C depuis 1880 et les premiers relevés fiables indépendants. L'objectif d'un réchauffement contenu dans une limite de 2°C par rapport aux températures antérieures à la révolution industrielle du XIXe siècle a été fixé par les Nations unies. "Les scénarios susceptibles de maintenir le réchauffement sous les 2°C sont caractérisés par une réduction de 40% à 70% des émissions de gaz à effet de serre d'ici 2050, proche des niveau de 2010, et des émissions proches de zéro en 2100", note le document présenté à Copenhague. Le rapport de synthèse du Giec servira de base à la conférence sur le climat qui se déroulera fin 2015 à Paris. Pour contrer la tendance, il prône un renforcement des économies d'énergie, une amélioration de l'efficacité énergétique et un basculement des sources d'énergie fossile vers les énergies renouvelables (solaire, éolien) ou le nucléaire. Il met aussi l'accent sur les centrales électriques au charbon avec dispositif de récupération et d'enfouissement des émanations de CO2 - l'un des principaux gaz à effet de serre -, même si les technologies de capture et de stockage restent peu testées. En tout état de cause, le rapport demande que les centrales thermiques sans dispositif de ce genre aient totalement disparu d'ici 2100. "Lutter contre le changement climatique est abordable mais nous ne sommes pas sur la bonne voie", a déclaré le chercheur allemand Ottmar Edenhofer. Selon les calculs du Giec, une forte réduction des émissions de gaz à effet de serre n'aurait qu'un impact marginal sur l'économie, de l'ordre de 0,06 point pour une croissance mondiale annuelle estimée à 1,6/3,0%. (Henri-Pierre André pour le service français)

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  • LeRaleur le dimanche 2 nov 2014 à 14:46

    Le Giec sont des payés par les États pour raconter n'importe quoi.