Le génocide arménien ne mobilise pas les députés

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La loi criminalisant le négationnisme d'État devrait être adoptée sur fond de menaces turques.

Ankara est en colère. Mais Nicolas Sarkozy ne regrette pas la promesse faite à Erevan, la capitale d'Arménie. Le chef de l'État ne veut pas jeter de l'huile sur le feu. Il renvoie donc à «la sagesse des Assemblées ». En annonçant qu'il ferait voter une loi criminalisant le négationnisme d'État, le président français savait où il mettait les pieds. «En 2001, la France a reconnu officiellement l'existence d'un génocide arménien. Ankara nous avait promis le tonnerre et la foudre. Un an plus tard, les échanges commerciaux avaient crû de 30 % entre les deux pays », note un proche du chef de l'État pour relativiser le clash annoncé avec Erdogan.

Tout le monde à l'Élysée n'est pas sur cette ligne. Ce n'est pas le refroidissement de la relation avec Ankara qui fait tiquer un Henri Guaino. C'est plutôt le refus du principe même des lois mémorielles et de toute police de l'histoire par voie législative. En attendant, les grandes voix de la communauté a

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