Le général Souleiman sort de l'ombre

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Le nouveau vice-président égyptien est le pilier de l'appareil sécuritaire.

La poignée de main est ferme. Mais, devant le journaliste, les paroles sont rares. Sur ses ennemis historiques d'al-Qaida. Comme sur une quelconque aide de ses agents pour la libération d'otages français en Irak. Le général Omar Souleiman reste «le prince de l'ombre». Celui qui, depuis vingt ans, fut l'œil et l'oreille d'Hosni Moubarak, au point de devenir le vrai numéro deux du régime égyptien. Mais le chef de la police secrète, nommé vice-président samedi par un raïs chancelant, peut-il incarner le changement que réclament les centaines de milliers de manifestants, qui défient le pouvoir depuis bientôt une semaine ? «Il y a six mois, alors que tout le monde s'interrogeait sur la succession de Moubarak, sa nomination au poste de vice-président aurait pu apaiser la situation», souligne un diplomate arabe. «Mais n'est-ce pas trop tard aujourd'hui ?», s'interroge ce bon connaisseur de l'Égypte.

Les qualités de Souleiman sont devenues ses défauts. «Il e

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