Le général Piquemal regrette de s'être trouvé avec Pegida à Calais

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 (Actualisé avec regrets, condamnations) 
    LILLE/PARIS, 8 février (Reuters) - Le général Piquemal, 
interpellé samedi à Calais en marge d'une manifestation 
interdite de Pegida, a dit lundi "regretter" de s'être retrouvé 
avec les militants anti-immigration du mouvement extrémiste et 
islamophobe. 
    Le procès du général, qui devait se tenir en comparution 
immédiate devant le tribunal correctionnel de Boulogne-sur-Mer 
lundi, a été reporté en raison de son état de santé, a annoncé 
le procureur de la République, Jean-Pierre Valensi. 
    La date de l'audience a été fixée au 12 mai. 
    Deux des manifestants jugés en comparution immédiate lundi, 
qui étaient en possession d'armes au moment de leur arrestation, 
ont été condamnés à des peines de prison ferme sans mandat de 
dépôt, de trois mois et deux mois respectivement.  
    Le troisième prévenu a été condamné à une peine de prison 
avec sursis et le dernier sera jugé en avril prochain. 
    L'interpellation de Christian Piquemal, 75 ans, ancien 
dirigeant de la Légion étrangère de 1994 à 1999, a suscité des 
critiques au Front national, mais le général a regretté sa 
présence aux côtés de Pegida. 
    "Je regrette de m'être trouvé avec eux, j'aurais préféré 
qu'on soit seuls, ça ne ce serait pas passé comme ça car nous 
nous sommes un cercle citoyen", a-t-il déclaré sur RTL. 
    "On n'est pas racistes, on n'est pas xénophobes, on n'est 
pas islamophobes. J'ai commandé la Légion étrangère pendant cinq 
ans, il y a 140 nationalités dedans, donc s'il y a bien 
quelqu'un à qui on ne peut pas reprocher d'être un raciste, 
c'est bien moi", a-t-il ajouté. 
    Une centaine de manifestants s'étaient regroupés à Calais 
malgré l'interdiction préfectorale et avaient scandé aux abords 
de la gare des slogans hostiles à la présence des migrants. 
    Le général Piquemal avait refusé la dispersion demandée par 
les forces de l'ordre et a été considéré comme l'un des leaders 
du groupe de manifestants. 
    Il avait été interpellé et conduit au commissariat de la 
ville en compagnie d'une vingtaine de personnes.  
    Le mouvement islamophobe Pegida avait appelé samedi à des 
manifestations contre les migrants dans plusieurs villes 
européennes, dont Calais.   
    Les milliers de migrants vivant dans le bidonville à la 
sortie de Calais avaient été incités par les associations 
humanitaires à ne pas se déplacer. 
 
 (Pierre Savary, édité par Myriam Rivet) 
 
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