Le général iranien Soleimani à Moscou malgré les sanctions de l'Onu

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(Actualisé avec contexte) LONDRES, 7 août (Reuters) - Le général iranien Qassem Soleimani, commandant de la force d'élite Al Qods frappé par une interdiction de visa de l'Onu, s'est rendu récemment en Russie, a-t-on appris vendredi auprès de deux sources des services de sécurité américains confirmant une information donnée par la chaîne Fox News. Soleimani est visé depuis 2007 par cette interdiction de visa à laquelle s'ajoute un gel de ses avoirs à l'étranger. Son déplacement en Russie a été rapporté jeudi par Fox News. La chaîne américaine a précisé qu'il était arrivé le 24 juillet à Moscou où il a rencontré le président russe Vladimir Poutine et le ministre de la Défense Sergueï Choïgou avant de repartir trois jours plus tard. Cité par l'agence de presse russe RIA, un porte-parole du Kremlin a démenti toute rencontre entre Poutine et le commandant de l'unité d'élite chargée des opérations extérieures des Pasdaran, les Gardiens de la révolution iranienne. Au ministère russe des Affaires étrangères, deux sources ont dit être dans l'incapacité de confirmer ou de démentir sa venue. Personne n'a pu être joint au ministère de la Défense. Selon une source américaine contactée par Reuters, l'information de Fox est vraie. Washington, ajoute-t-on de même source, juge crédible une rencontre avec Poutine. En revanche, on ignore les sujets abordés par Soleimani, dont la force est notamment engagée dans les affrontements en Irak contre les djihadistes du groupe Etat islamique (EI) mais aussi en Syrie. La Russie, alliée comme l'Iran du régime syrien de Bachar al Assad, tente de constituer une vaste coalition régionale au Proche-Orient pour combattre l'EI. Sans pouvoir lui non plus confirmer la venue de Soleimani, Igor Korotchenko, expert russe des questions de sécurité proche du ministère russe de la Défense, souligne que "la Russie coopère avec les autorités iraniennes pour stopper l'Etat islamique". "Toute rencontre contribuant à ces efforts ne peut qu'être bonne", ajoute-t-il. (Mark Hosenball avec Gabriela Baczynska à Moscou; Henri-Pierre André pour le service français)

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