Le général Haftar veut la fin de l'embargo sur les armes en Libye

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    BENGHAZI, Libye, 17 décembre (Reuters) - Le général libyen 
Khalifa Haftar, qui commande les forces loyales au gouvernement 
reconnu par la communauté internationale, a réclamé la levée de 
l'embargo sur les ventes d'armes pour pouvoir combattre 
l'implantation de l'organisation djihadiste Etat islamique (EI). 
    Cet ex-allié de Mouammar Kadhafi s'est entretenu tard 
mercredi soir avec l'émissaire de l'Onu, Martin Kobler. 
    "Le dialogue ne peut pas se poursuivre comme dans le passé 
et sans bénéfice, sinon, c'est une perte de temps", a-t-il dit à 
la presse. "Il faut que l'embargo sur les armes à destination de 
l'armée libyenne soit levée et ainsi nous disposerons des armes 
pour assumer notre propre rôle", a-t-il ajouté. 
    L'envoyé spécial de l'Onu a estimé pour sa part qu'il 
fallait d'abord qu'un gouvernement d'unité soit mis en place en 
Libye avant, dans un deuxième temps, qu'une réflexion puisse 
s'amorcer sur cet embargo. Martin Kobler a ajouté qu'il faudrait 
aussi que le pays se dote d'une armée nationale. 
    Dans le chaos qui a suivi la chute du régime Kadhafi, en 
2011, deux autorités distinctes, avec gouvernement et parlement, 
se sont établies en Libye, se disputant la légitimité du 
pouvoir.  
    La Chambre des représentants, le Parlement libyen reconnu 
par la communauté internationale, s'est replié dans l'est du 
pays tandis que le Congrès général national (CGN), assemblée 
concurrente, siège à Tripoli, prise par les ex-milices 
islamistes d'"Aube de la Libye" en août 2014. 
    Un accord de paix sous médiation de l'Onu qui prévoit la 
formation d'un gouvernement d'unité doit être signé ce jeudi. 
    Le texte, auquel s'opposent les plus radicaux de chaque 
camp, prévoit notamment la mise en place d'un Conseil 
présidentiel composé de six membres, qui devra représenter les 
centres de pouvoir régionaux traditionnels du pays. 
    Les deux assemblées rivales se fondraient en un Parlement 
bicaméral avec une Chambre des représentants et un Conseil 
d'Etat, consultatif. 
 
 (Ayman Al-Warfalli; Henri-Pierre André pour le service 
français) 
 
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