Le gazon de Wimbledon sied bien aux Bleus

le
0
Le gazon de Wimbledon sied bien aux Bleus
Le gazon de Wimbledon sied bien aux Bleus

par Eric Salliot

LONDRES (Reuters) - Six nouveaux Français se sont qualifiés pour le deuxième tour mardi à Wimbledon et, comme la veille, les garçons ont été les plus performants avec cinq succès, ce qui porte à dix le nombre de Bleus encore en lice sur le gazon du All England Tennis Club.

Le record de 2007 - où 12 hommes s'étaient qualifiés - n'est qu'approché mais le vert sied décidément aux Bleus. Bien mieux qu'aux Australiens, qui n'ont plus le moindre joueur, ce qui ne leur était plus arrivé depuis 1938.

Jo-Wilfried Tsonga, le chef de file classé tête de série n°5, a montré la voie en éliminant sèchement Lleyton Hewitt, sacré sur le Centre Court en 2002 (6-3 6-4 6-4).

Au deuxième tour, le Manceau aurait bien aimé retrouver Edouard Roger-Vasselin mais celui-ci a dilapidé trois balles de match avant de céder 10-8 au cinquième set face à l'Espagnol Guillermo Garcia-Lopez.

Après son excellent tournoi à s'Hertogenbosch, Benoît Paire, 55e mondial, a enregistré son premier succès sur la pelouse de Wimbledon face à l'Australien Matthew Ebden (6-1 6-3 6-7 6-3).

"C'est vrai que c'est la première fois que je gagne ici. J'aurais préféré gagné dans d'autres conditions parce que ce n'était pas un match très facile pour moi. J'ai beaucoup progressé, j'arrive mieux à me déplacer", a dit Paire.

"Maintenant ça représente un tournoi ou j'ai vraiment envie de bien jouer, de faire quelque chose."

Au deuxième tour, le Français se mesurera à l'Ukrainien Alex Dolgopolov, tête de série n°22.

Vierge de tout succès sur le grand circuit ATP, Kenny De Schepper, issu des qualifications, a également ouvert son palmarès sur l'herbe londonienne. Le géant bordelais, 160e mondial, n'a pas laissé respirer l'Allemand Matthias Bachinger, battu 6-4 6-2 6-2.

"Ca fait du bien cette victoire. L'an passé, j'avais mené deux sets à zéro face à Olivier Rochus avant de m'incliner", a-t-il rappelé.

CORNET ENTRE RÊVES ET CAUCHEMARS

Au deuxième tour, le Français devrait retrouver l'Espagnol David Ferrer, cinquième mondial, qui menait deux manches à zéro avant l'interruption des rencontres.

Ballotté lundi soir par l'Italien Paolo Lorenzi, Nicolas Mahut, 71e mondial, a retrouvé son sang-froid pour remporter le cinquième set en début d'après-midi (6-3 5-7 6-7 6-4 6-2).

"Je l'ai agressé d'entrée, j'ai réussi à le breaker et à tenir. La préparation n'a pas été facile car tout le monde me parlait de mon éventuel deuxième tour face à Isner. Mais il y avait ce premier tour à jouer. John a perdu face à Falla, qui est super-dangereux", a dit Mahut.

Rescapé des qualifications à Roehampton, Florent Serra, 137e mondial, a saisi sa chance face à un autre qualifié, le Russe Andrey Kuznetsov. C'est au terme de cinq longs sets que le Bordelais s'est imposé (3-6 7-6 6-4 4-6 6-4). Il défiera jeudi le Japonais Kei Nishikori, n°19.

Dans le tableau féminin, il a manqué un rien pour qu'Alizé Cornet ne rejoigne Marion Bartoli, n°9, au deuxième tour.

La Niçoise, 60e mondiale, n'a pu concrétiser deux balles de match face à la Russe Nina Bratchikova. Interrompue par la pluie, la partie reprendra mercredi à 6-0 5-5.

Mais si elle risque des cauchemars après avoir laisser passer deux occasions de conclure, Alizé Cornet pourra s'endormir avec des anneaux olympiques dans les yeux puisqu'elle a obtenu une invitation pour le tournoi olympique. De quoi rêver.

Kristina Mladenovic, elle aussi, se rendra à Londres pour les JO mais elle a eu du mal à digérer son échec (6-3 3-6 6-1) au premier tour face à la Slovaque Jana Cepelova dans un match de qualifiées.

"J'ai pourtant disputé un super deuxième set mais elle a mieux joué que moi au troisième", a dit Kristina Mladenovic. "J'ai appris ma sélection ensuite, c'est un sentiment indescriptible."

Toujours inspirée par le décor du All England Club, Marion Bartoli n'a pas traîné (6-2 6-4) face à l'Australienne Casey Dellacqua.

Jeudi, elle devra se méfier d'une revenante: la Croate Mirjana Lucic, 129e mondiale mais demi-finaliste en 1999.

Edité par Chrystel Boulet-Euchin et Jean-Loup Fiévet

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant