Le Gazelec s'offre le droit d'y croire

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Plein d'envie, le Gazelec Ajaccio s'est imposé sur sa pelouse face au Stade Malherbe Caen (1-0). Une victoire, leur première en 2016, qui ne fait pas sortir les Corses de la zone rouge mais qui les rapproche du maintien.

Le debrief

Après avoir accroché un point sur la pelouse des Girondins de Bordeaux puis un autre à domicile face à l'Olympique de Marseille, le Gazelec Ajaccio devait finir sa semaine sur une bonne note. Opposés à des Caennais qui sont passés à côté de leur rendez-vous, les hommes de Thierry Laurey ont fait preuve de beaucoup d'abnégation et d'envie pour s'imposer. Dernière équipe à ne pas s'être imposée en 2016 en Ligue 1, le GFCA retrouve donc le goût de la victoire. Un succès sur la plus petite des marges grâce à une tête un peu chanceuse de Boutaïb, venue se loger dans la lucarne de Vercoutre. Mais la chance sourit aux audacieux et ce samedi, ce sont les Ajacciens qui ont mis les ingrédients nécessaires pour repartir avec les trois points. Sur une pelouse difficile, les coéquipiers de David Ducourtioux ont beaucoup tenté (19 tirs) et, s'ils ont eu peu de réussite dans le dernier geste (5 tentatives cadrées), ils ont eu le mérite de mettre une pression constante sur la défense normande, notamment au cours d'une deuxième période particulièrement accomplie. Si les autres résultats de cette soirée ne sont pas favorables aux Corses (victoires de Toulouse et Guingamp), les Gaziers restent dans la course au maintien. Au soir de cette 30eme journée, ils sont toujours premiers relégables mais cela se joue simplement au nombre de buts marqués par rapport à Reims. La fin de saison s'annonce palpitante au stade Ange-Casanova tandis que les Caennais, toujours sixièmes, ont peut-être laissé passer l'occasion de viser plus haut lors de cette fin de saison.

Le film du match

11eme minute
Long coup-franc pour Caen avec Yahia qui allonge en direction de Rodelin. L'attaquant dévie dans le dos de la défense pour Delort qui bute sur la bonne sortie de Maury.

66eme minute
Zoua met en retrait sur Larbi aux vingt mètres, plein axe. L'attaquant corse prend sa chance du plat du pied droit mais sa frappe, superbe, vient heurter la barre d'un Vercoutre battu. Derrière, Boutaïb a bien suivi mais, seul aux six mètres, il manque le cadre de peu sur sa reprise de la tête.

67eme minute
Corner pour Ajaccio bien frappé par Boutaïb. Le ballon arrive au second poteau vers Mangane, qui est devancé de peu par Vercoutre qui s'est parfaitement jeté dans ses pieds.

70eme minute (1-0)
Pas attaqué sur le côté gauche de la surface, Ducourtioux centre au second poteau en direction de Boutaïb, qui prend le meilleur dans les airs sur Bessat. La tête, un peu chanceuse, de Boutaïb lobe Vercoutre et part se loger dans la lucarne opposée.

Les joueurs à la loupe

Ajaccio
Il a offert les trois points de la victoire à son équipe. Héros du soir, BOUTAÏB n'a pas été le plus en vue des Ajacciens mais a eu le mérite de faire la différence. Ce titre d'homme du match, il aurait aussi pu revenir à LARBI si sa superbe frappe ne s'était pas écrasée sur la barre de Vercoutre. Son remplacement par CHERMITI (90eme) a eu le mérite de faire tourner le chronomètre. Troisième larron de l'attaque corse, ZOUA a fait parler sa puissance, son travail en appui et son jeu collectif. Seule tache au tableau, son inefficacité (trois tirs, aucun cadré). Une inefficacité qui s'applique également à DUCOURTIOUX. Passeur décisif, l'expérimenté milieu a tenté à deux reprises sans trouver la faille. Avec 30 tirs, il est le deuxième joueur qui a le plus tiré sans marquer cette saison... Travailleur de l'ombre, DJOKOVIC a réalisé une grosse deuxième période dans l'envie et l'énergie avant de céder sa place à A.TOURÉ (85eme). Placé un cran plus bas, LEMOIGNE a récupéré un grand nombre de ballons (17) mais il a été devancé dans ce domaine par ses défenseurs SYLLA (19 ballons récupérés), FILIPPI et MANGANE (21 chacun). La charnière, d'une grande solidité face à Delort, est à créditer d'un très bon match. Moins en vue, MARTINEZ s'est surtout contenté de tenir son couloir tandis que MAURY a fait la sortie qu'il fallait face à Delort en première période. Très serein dans ses prises de balle, il a, comme souvent, rassuré sa défense.

Caen
Homme fort du Stade Malherbe depuis plusieurs semaines, RODELIN a encore fait des dégâts avec ses dribbles, sa vitesse et sa taille. Mais trop esseulé, il n'a jamais pu trouver la faille ou un coéquipier. Placé en soutien d'un DELORT transparent mais très combatif, la complémentarité entre les deux hommes n'a pas fonctionné. Ce n'est pas un BAZILE en difficulté qui a donné du liant à cette attaque, ni même son remplaçant KOUAKOU, entré à l'heure de jeu. Également entré en jeu à la place d'un NKOLOLO qui a alterné le bon et le moins bon, LOUIS s'est montré le plus dangereux dans les dix dernières minutes avec beaucoup de percussions et d'envie. Chargé d'assurer la relation entre le milieu et l'attaque, FÉRET a réalisé une bonne première période avant de disparaître face à l'impact physique ajaccien. Placé à la récupération, ADÉOTI n'est pas à créditer d'une grosse prestation le jour de ses 27 ans. Reconduit sur la gauche de la défense, BESSAT s'est beaucoup battu, a beaucoup donné mais ce n'est pas un latéral malgré toute sa bonne volonté. C'est lui qui perd le duel aérien face à Boutaïb sur le but ajaccien où VERCOUTRE ne peut rien. L'ancien gardien lyonnais nous avait habitués à sortir une ou deux parades décisives à chaque rencontre, ce qui n'a pas été le cas ce samedi. À la lutte avec le physique Zoua, la paire DA SILVAYAHIA s'en est donnée à cœur-joie mais pèche toujours dans la relance et la vitesse face à des joueurs plus vifs comme Larbi ou Boutaïb. Très remuant, APPIAH a tenté d'apporter un plus offensivement mais cela n'a pas suffi pour dynamiser une attaque apathique.

Monsieur l’arbitre au rapport

Toujours aussi peu diplomate, M.Varela s'est rapidement mis à dos le public, le banc et les joueurs ajacciens. Il a exclu le directeur sportif corse juste avant la mi-temps sur la simple recommandation de son quatrième arbitre. Un peu plus d'échange et de diplomatie peuvent aider à faire passer certaines décisions. Paradoxalement, aucun avertissement n'a été sorti durant cette rencontre d'une bonne tenue dans l'ensemble (15 fautes seulement).

Ça s’est passé en coulisses...

- Les supporters du Gazelec Ajaccio sont dans le collimateur depuis la rencontre disputée ce mercredi entre le GFCA et l'Olympique de Marseille. En cause, les chants et les propos de certains d'entre-eux à l'encontre de la mère de Benjamin Mendy, récemment décédée.

- Suite à cette affaire, le club corse a dû sortir de sa réserve pour condamner des « propos outranciers dépassant toutes les limites de l’acceptable » sur son site internet.

La feuille de match

L1 (30eme journée) / AJACCIO – CAEN : 1-0

Stade Ange-Casanova (3 488 spectateurs)
Temps frais - Pelouse en mauvais état
Arbitre : M. Varela (4)

Buts : Boutaïb (71eme) pour Ajaccio

Avertissements : Aucun

Expulsion : Aucune

Ajaccio
Maury (5) – Sylla (7), Filippi (6), Mangane (6), Martinez (4) – Le Moigne (4), Ducourtioux (6), Djokovic (5) puis A. Touré (85eme), Larbi (6) puis Chermiti (90eme) – Boutaïb (5), Zoua (5)

N'ont pas participé : Goda, Poggi, Campanini, Mayi, Tshibumbu
Entraîneur : T.Laurey

Caen
Vercoutre (4) – Appiah (5), Yahia (5), Da Silva (5), Bessat (4) – Adéoti (4), Féret (4) – Nkololo (3) puis Louis (70eme), Rodelin (5), Bazile (3) puis Kouakou (61eme) – Delort (4)

N'ont pas participé : Reulet, Ben Youssef, Raineau, Seube, Leborgne
Entraîneur : P. Garande

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