Le gaz de houille alimente les débats en Australie.

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(Commodesk) Une enquête parlementaire parue hier recommande la suspension des autorisations d'exploitation du gaz de houille dans le Grand bassin artésien, qui recouvre la majeure partie du Queensland et le nord de la Nouvelle-Galles du Sud, "compte tenu du degré d'incertitude sur ses conséquences à long terme pour les ressources en eau". Cette enquête d'un comité du Sénat considère que le développement de cette industrie est allé trop vite par rapport aux connaissances scientifiques et aux réglementations. Le gaz de houille, autrement appelé grisou, est du méthane présent dans les filons de charbon. Il fait partie des gaz dits non conventionnels dont les méthodes d'extraction encore récentes, comparables à celles utilisées pour le gaz de schiste, présentent des incertitudes sur leur impact environnemental, en particulier pour les nappes phréatiques. L'Association australienne de production et d'exploration de pétrole (APPEA) a réagi en assurant que l'industrie "fonctionne de manière sécuritaire et responsable". L'APPEA soutient par ailleurs l'approche de la question prônée par le gouvernement australien, qui avait annoncé la semaine dernière la création prochaine d'un nouveau comité scientifique qui sera chargé de donner des avis pour l'octroi des autorisations d'exploitation. Selon l'APPEA, cette industrie fournit actuellement un tiers des approvisionnements en gaz de l'est de l'Australie et emploie directement plus de 9.000 personnes.
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