Le Gabon en attente du résultat de la présidentielle

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    LIBREVILLE, 30 août (Reuters) - La population gabonaise 
était mardi dans l'attente du résultat de la présidentielle de 
samedi, qui pourrait décider de l'avenir du président sortant 
Ali Bongo, dont la famille est au pouvoir depuis un demi-siècle. 
    Le principal adversaire d'Ali Bongo, l'ancien ministre des 
Affaires étrangères Jean Ping, a clamé victoire lundi et appelé 
Ali Bongo, 57 ans, qui est au pouvoir depuis la mort de son père 
Omar Bongo en 2009, à reconnaître sa défaite. 
    Le camp du sortant, cependant, assure qu'Ali Bongo est bien 
parti pour l'emporter. Les deux camps s'accusant mutuellement de 
fraude au terme d'une âpre campagne, beaucoup craignent que 
l'annonce du résultat de l'élection - qui se joue sur un tour 
car c'est celui qui arrive en tête qui est élu - ne provoque des 
troubles. Cette annonce est prévue aux alentours de 19h00 
locales (18h00 GMT). 
    La population de la capitale Libreville constituait mardi 
des stocks dans les magasins, pour parer à des troubles. Des 
policiers étaient positionnés aux grands carrefours et des 
soldats déployés aux abords des stations-service et des banques. 
    L'ambassade de France a recommandé mardi aux ressortissants 
français de rester chez eux après 14h00 et de respecter les 
consignes de prudence. 
    "Il y aura des troubles et Ali va régler le problème avec 
ses soutiens(...). Nous craignons les débordements", déclarait 
mardi un fonctionnaire de 57 ans, dans un magasin de Libreville. 
    "Nous sommes dans une situation de suspense. Nous craignons 
les manifestations qui vont avoir lieu", disait pour sa part un 
autre habitant de la capitale, âgé de 33 ans. 
    En 2009, Ali Bongo l'avait emporté avec 41,73% des 
suffrages. 
    Lundi, la mission d'observateurs de l'Union européenne a 
pointé un "manque de transparence" au sein des institutions 
organisant le scrutin et a déclaré qu'Ali Bongo avait bénéficié 
d'une préférence dans l'accès aux ressources financières et aux 
médias. 
    "Nous avons noté que la mission (d'observateurs) avait 
outrepassés son mandat. La mission recherchait des choses qui 
n'ont rien à voir avec ce scrutin", a déclaré Alain-Claude Nué, 
porte-parole du président Bongo, en réaction à la déclaration de 
la mission d'observateurs de l'UE. 
 
 (Gerauds Wilfried Obangomé; Eric Faye pour le service français) 
 
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