Le G7 va agir contre les surcapacités mondiales de l'acier

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    TOKYO, 14 mai (Reuters) - Le G7 va prendre des mesures pour 
lutter contre les surcapacités mondiales dans le secteur 
sidérurgique, que beaucoup disent saturé par la production 
chinoise, montre un texte préliminaire consulté par Reuters. 
    Si le texte est adopté lors du sommet du G7 qui se tiendra 
au Japon à la fin du mois, il pourrait inciter la Chine, qui 
produit près de la moitié de l'acier mondial, à prendre des 
mesures concrètes pour freiner sa production. Des usines 
sidérurgiques australiennes et britanniques menacent de fermer à 
cause de la saturation du marché. 
    "Nous reconnaissons l'impact négatif de la capacité 
excédentaire mondiale dans tous les secteurs de l'industrie, et 
en particulier dans celui de l'acier, sur nos économies, notre 
commerce et nos employés", annonce le texte. 
    "Nous sommes déterminés à agir vite et à prendre des mesures 
pour répondre au problème en améliorant le fonctionnement du 
marché, notamment à travers des actions coordonnées pour 
identifier et chercher à éliminer les subventions et soutiens (à 
la production), et en encourageant des ajustements", 
poursuit-il. 
    Les chefs d'Etat et de gouvernement du G7 (États-Unis, 
Japon, Allemagne, France, Royaume-Uni, Italie, Canada) se 
rencontreront les 26 et 27 mai à Ise-Shima, près de Nagoya, au 
Japon. L'endroit est un important site de production automobile 
et de transformation sidérurgique. 
    En mars, la production d'acier chinoise a atteint un niveau 
record, la remontée des prix ayant entraîné la reprise de la 
production dans des usines qui étaient à l'arrêt jusqu'alors. 
Les prix de l'acier chinois ont depuis rechuté. 
    Le mois dernier, la Chine et les autres grands pays 
producteurs d'acier ne sont pas parvenus à s'entendre sur des 
mesures permettant de résoudre la crise traversée par le 
secteur. Les Etats-Unis et l'UE ont appelé à une action urgente. 
  
    La Commission européenne a annoncé vendredi l'ouverture 
d'une enquête sur des soupçons d'aides illégales accordées aux 
exportateurs chinois d'acier plat laminé à chaud. Cette enquête 
s'ajoute à une autre, en cours, pour dumping présumé. Les deux 
procédures résultent de plaintes de la fédération européenne des 
sidérurgistes Eurofer.   
 
     
 
 (Francesco Guarascio; Julie Carriat pour le service français, 
édité par Danielle Rouquié) 
 
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  • vmcfb le samedi 14 mai 2016 à 08:01

    La façon dont "nos" européens gèrent ce dossier est une sinistre farce; on est reparti pour une nouvelle "enquête" de 9 mois. Je crois qu'il est évident que tout cela ne sert à rien, et mieux vaut dans ces conditions se séparer de tous les administratifs en charge de ce dossier. Au moins, on fera des économies.