Le G20 utilisera tous les outils possibles pour soutenir l'économie

le
0

* Les dirigeants du G20 s'engagent à donner un donner un coup de pouce à la croissance mondiale * Le G20 promet de ne pas prendre de court les intervenants des marchés financiers avec des décisions de politique monétaire * Les dirigeants mondiaux d'accord pour lutter contre l'évasion fiscale * Ils s'engagent à coopérer dans la crise des réfugiés (Actualisé avec détails, contexte) par David Dolan BELEK, Turquie, 15 novembre (Reuters) - Les chefs d'Etat et de gouvernement du G20 réunis pour deux jours en Turquie se sont engagés à utiliser tous les outils à leur disposition pour soutenir une croissance économique à la fois déséquilibrée et inférieure aux attentes, selon un projet de déclaration dont Reuters a pu prendre connaissance dimanche. Les discussions d'ordre économique de cette instance ont cependant été réléguées au second plan par celles portant sur la lutte contre le terrorisme, dans la foulée des attentats survenus vendredi à Paris qui ont fait au moins 129 morts. ID:nL8N13A071 Dans un projet de communiqué séparé, les pays du G20 vont promettre de s'attaquer au financement du terrorisme, de coopérer plus efficacement dans l'échange de renseignements et de renforcer les contrôles aux frontières ainsi que dans le trafic aérien. ID:nL8N13A0WB Afin de tenter les inquiétudes concernant la conjoncture économique mondiale déprimée, les dirigeants réunis à Belek, en Turquie, ont dit qu'ils s'en tenaient à leur objectif de doper le produit intérieur brut (PIB) total des pays du G20 de deux points de pourcentage supplémentaires d'ici 2018. "La croissance économique mondiale est déséquilibrée et en-deçà de nos attentes, malgré les perspectives positives dans certaines pays de premier plan", est-il précisé dans le projet de communiqué, dont la version finale est attendue lundi. "Une demande mondiale insuffisante et des problèmes continuent de peser sur la croissance actuelle et future." La conjoncture mondiale offre un tableau contrasté avec d'un côté les Etats-Unis qui sont peut-être sur le point de relever leur taux d'intérêt pour la première fois depuis près de dix ans et, de l'autre, la possibilité de nouveaux assouplissements monétaires au Japon, dans la zone euro ou en Chine. Le calendrier d'une première hausse des taux depuis 2006 aux Etats-Unis est depuis des mois une des principales sources de préoccupation des acteurs de marché et des pays émergents, ces derniers ayant vu leurs monnaies chuter par rapport au dollar dans l'anticipation du tour de vis monétaire américain. Avec vraisemblablement la Réserve fédérale à l'esprit, les dirigeants du G20 insistent sur la nécessité de "calibrer avec soin" les décisions de politique monétaire et de les communiquer clairement. RÉFORME FISCALE Ces derniers se sont également mis d'accord, comme prévu, sur un ensemble de mesures destiné à lutter contre l'évasion fiscale des entreprises, même s'il est permis de s'interroger si les pays membres vont mettre en oeuvre les dispositifs retenus. Le projet de réforme sur l'érosion de la base d'imposition et le transfert de bénéfices (BEPS) a été élaboré par l'Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE) dans la foulée de cas montrant comment de grandes multinationales telles que Starbucks et Google ont réussi à éviter de payer des impôts dans nombre de pays en tirant parti de failles juridiques ou en passant des accords fiscaux avec des Etats. ID:nL8N12520Z Le G20 a également souligné l'ampleur de la crise des réfugiés en Europe, appelant tous les Etats à contribuer à sa résolution, par la relocalisation de migrants et par tout autre forme d'aide humanitaire, tout en notant l'importance d'une solution politique dans ce dossier. "Si et seulemet si les dirigeants du G20 s'engagent à augmenter de manière significative leur aide, à accueillir leur part de réfugiés et à faire en sorte que ces réfugiés puissent travailler pour subvenir à leurs besoins et à ceux de leurs familles, ce serait un premier pas vers une résolution de cette crise mondiale", a déclaré un porte-parole de l'organisation non-gouvernementale Oxfam. Sur la seule année 2015, un million de réfugiés sont attendus en Europe tandis que la Turquie a accueilli plus de deux millions de personnes fuyant les combats en Syrie. D'ici 2017, l'Europe anticipe l'arrivée de quelque trois millions de demandeurs d'asile. Voir aussi : * G20-Obama promet d'éradiquer l'EI, Tusk pour coopérer avec Moscou ID:nL8N13A0WB * LE POINT sur les attaques contre la France ID:nL8N139116 (Benoit Van Overstraeten pour le service français)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant