Le FRR attend sa feuille de route

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(NEWSManagers.com) - Le Fonds de réserve pour les retraites (FRR) ne peut dispenser de faire les réformes nécessaires via les leviers actuellement en débat, mais c'est un outil utile pour les accompagner. Dans cette perspective, a souligné Raoul Briet, président du conseil de surveillance du FRR, à l'occasion de la présentation de son rapport annuel 2009, " nous avons besoin d'une feuille de route. L'utilisation du FRR doit être lisible et prévisible, avec une détermination précise et ferme de son calendrier de décaissement" , en référence aux projets gouvernement sur la réforme qui devraient être présentés la semaine prochaine. " Il n'y pas de doute sur notre capacité à faire face mais plus nous saurons tôt, mieux nous nous porterons" , a-t-il insisté.

Sous une hypothèse de rendement de 6,3%, les actifs du Fonds de réserve devraient s'élever à 87 milliards de d'euros en 2020 et permettre ainsi de couvrir une partie significative du besoin de financement additionnel.

Le FRR souligne que la gestion déléguée sur actifs cotés a enregistré une très bonne année 2009 avec une contribution à la surperformance nette de frais de gestion de 0,70%, soit environ 230 millions d'euros, à comparer à environ 0,27% net en 2008 y compris performance de transition. Ce sont les gestions actions qui ont permis d'atteindre ce résultat avec une contribution positive de 0,83% alors que les gestions de taux ont enregistré une contribution légèrement négative de 0,07%.

Le Fonds de réserve relève par ailleurs sa maîtrise des coûts, avec une diminution sensible à 15,6 points de base contre 18,9 points en 2008. Du côté des commissions (trois quarts des coûts en 2009), le FRR souhaite poursuivre son effort de réduction des coûts avec une montée en puissance de la gestion passive à 60% d'ici à la fin de l'année contre 51% actuellement, pour 40% de gestion active sur les actions, le coût de cette dernière s'élevant autour de 18 points de base contre 4 points de base pour la gestion passive.

Evoquant l'exposition du Fonds à la dette souveraine, Antoine de Salins, membre du directoire, a indiqué que cette exposition (200 millions d'euros sur la Grèce, 200 millions également sur l'Irlande, 1,65 milliard d'euros sur l'Italie, 95 millions sur le Portugal) ne représentait que 7,5% de l'actif et souligné que même en cas de choc obligataire violent, l'actif net global serait déprécié de seulement 2%. Les risques viennent surtout du portefeuille actions, on l'a vu en 2008?

info NEWSManagers

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