Le «front républicain» doublement enterré

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À six jours des élections cantonales, le président de la République a fixé lundi la stratégie de l'UMP face au FN.

Exit le «front républicain», en tout cas sous sa forme traditionnelle. Nicolas Sarkozy l'a confirmé lundi matin aux dirigeants de l'UMP, qui attendront le soir du premier tour des cantonales, dimanche, pour rendre publique leur position. La ligne générale avait déjà été fixée jeudi dernier. Le président l'a précisé : primo, «pas d'alliance avec le FN» et «sanction immédiate» contre ceux qui enfreindraient la règle ; secundo, «dès qu'on peut, on maintient notre candidat» ; tertio, «quand on n'y est plus, on donne la liberté entre l'abstention et le choix de voter pour tel ou tel, mais pas pour le FN».

La rupture avec le passé est à la fois politique et sémantique. Politique, parce qu'avant, quand le maintien du candidat de la droite était possible, la consigne était de se retirer pour éviter une triangulaire si le FN risquait de l'emporter. En cas de duel FN-PS, on appelait à voter pour la gauche, comme lors de la municipale partielle de Hénin-Beaumo

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