Le Front de gauche veut installer des HLM au conseil régional d'Île-de-France

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Dans son programme, la liste du Front de gauche propose d’installer le siège de la région à Ivry (Val-de-Marne) pour transformer les locaux actuels en logements sociaux en plein 7e arrondissement de Paris.

Ian Brossat, adjoint PCF à la mairie de Paris ne rate jamais une occasion d’affirmer sa volonté d’implanter plus de logements sociaux dans le très chic 7e arrondissement qui n’en compte que 1,3 %. Cette fois-ci, c’est la liste Front de gauche aux élections régionales qui reprend ce cheval de bataille dans son programme. Sa proposition? Installer le nouveau siège de la Région à «Ivry Confluences dans le Val-de-Marne» ce qui permettrait de «transformer le siège actuel en logement sociaux» dans le cadre d’une politique de «rééquilibrage».

Il est vrai que la Région dispose de pas moins de 56.000 m² de locaux dont une grosse partie située dans le très coûteux 7e arrondissement. En 2012, une note du Conseil régional évoquant la location de bureaux du Bon Marché souligne ainsi: «Au plan économique, du fait notamment de la mutualisation et de l’optimisation des services communs, cette implantation est la moins onéreuse de nos locations parisiennes, avec un loyer annuel consolidé de l’ordre de 15 000 € par poste de travail.»

21,8 millions d’euros de loyer

Actuellement le Conseil régional occupe au total 16 sites répartis à travers l’Ile-de-France: 8 en location et 8 dont il est propriétaire. Pas moins de 11 d’entre eux sont concentrés dans le 7e arrondissement, le deuxième arrondissement le plus cher de la capital (après le 6e), avec un tarif médian de 10.820 euros le mètre carré. En 2014, après avoir acheté l’hôtel particulier de la rue Barbet-de-Jouy, les loyers pesaient encore 21,8 millions d’euros annuels contre 26,5 millions en 2010. Dans sa campagne électorale, Valérie Pécresse (Les Républicains) fait elle-même référence au coût de cette localisation et aux économies qui pourraient être faites en déménageant.

Parmi les autres mesures concernant le logement, le Front de gauche prévoit notamment une pénalisation accrue des communes qui ne respectent pas le taux légal de 20% de logements sociaux, voire 25% en zone tendue. «Toutes les subventions régionales seraient supprimées aux communes carencées», précise le texte.

Moins de bureaux à l’ouest

Une réforme de la redevance pour création de bureaux viserait à «en finir avec toujours plus de bureaux à l’ouest». De plus, l’Etablissement foncier l’Ile-de-France (EPFIF) dont les crédits seraient «doublés pour mener une politique d’intervention foncière dynamique», serait chargé d’acquérir «prioritairement des immeubles de bureaux pour les transformer en logements avec un objectif d’un million sur la mandature».

Par ailleurs, le Front de gauche souhaite étendre à toute l’Ile-de-France le dispositif parisien de l’encadrement des loyers. Pour lutter contre la discrimination dans l’accès au logement, le FDG souhaite mener une «opération de testing géant», «signer une charte avec les grands réseaux d’agences immobilières» et créer un «label égalité» pour «certifier les agences partenaires». Enfin, «un milliard d’euros sur la mandature seront affectés par consultation participative des habitants pour rénover et mettre en valeur les quartiers populaires».

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  • M6737505 le lundi 12 oct 2015 à 17:57

    Le Front de gauche fait 2% aux elections, mais on continue toujours à lui donner la parole.