Le front anti-ours se lézarde dans les Pyrénées

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Un grizzli au Canada (Photo d'illustration).
Un grizzli au Canada (Photo d'illustration).

Ségolène Royal décidera-t-elle de relâcher une ou deux femelles pour sauver les derniers ours dans le Béarn ? Alors que les éleveurs opposés aux plantigrades manifestaient une nouvelle fois à Toulouse pendant que les écologistes, épaulés par les scientifiques du Muséum d'histoire naturelle, plaidaient dans les salons de la préfecture pour l'arrivée d'au moins six nouveaux animaux sur toute la chaîne franco-espagnole. Une proposition médiane qui fait bouger les lignes.

Revirement

André Berdou, ancien maire (PS) de Laruns (Pyrénées-Atlantiques) et président du Parc national des Pyrénées, s'est exprimé en faveur d'un « renforcement » a minima dans les vallées béarnaises, hantées par seulement deux mâles. Le revirement de l'élu de la vallée d'Ossau a été applaudi à l'intérieur, mais conspué sur le parvis de la préfecture, où les opposants se souviennent qu'André Berdou manifestait jadis à leurs côtés. « Les collègues basques et béarnais vont sentir le vent du boulet », réagit au micro Philippe Lacube, éleveur de bovins en Ariège, devant la centaine de manifestants clamant bruyamment leur désapprobation dans un concert de sonnailles.

La position d'André Berdou, élu au conseil départemental des Pyrénées-Atlantiques, est partagée par le conseil régional de la Nouvelle Aquitaine. Elle était défendue par un éleveur basque. « J'ai voulu aller au-delà des clichés et des...

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