Le frère du Premier ministre kosovar a tenté d'émigrer dans l'UE

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    PRISTINA, 20 mars (Reuters) - Le Premier ministre du Kosovo, 
Isa Mustafa, a déclaré dimanche que son frère et certains de ses 
neveux et nièces étaient au nombre des dizaines de milliers de 
Kosovars qui ont tenté de pénétrer dans l'Union européenne l'an 
dernier pour fuir la pauvreté et autres difficultés dans leur 
pays. 
    Plus d'un million de migrants ont emprunté le corridor des 
Balkans pour se rendre en Europe de l'Ouest l'an dernier, avant 
que les pays situés sur cet itinéraire ne referment leurs 
frontières. 
    Confirmant un article paru sur le portail d'informations 
kosovar Insajderi, Isa Mustafa a déclaré que son propre frère, 
Ragip, était au nombre de ceux qui avaient tenté d'entrer dans 
l'UE. 
    "J'ai lu que mon frère était demandeur d'asile pour obtenir 
une aide médicale. C'est vrai", a écrit le Premier ministre sur 
sa page Facebook. 
    "En ce qui concerne la vague migratoire, je tiens à être 
franc avec vous: des nièces et des neveux sont également partis, 
mais ils sont revenus maintenant. Cela montre que les membres de 
ma famille partagent le même destin que d'autres citoyens", 
écrit Isa Mustafa. 
    Insajderi a rapporté que le frère de Mustafa était entré 
dans l'UE par la Hongrie, avant que Budapest ne ferme sa 
frontière avec la Serbie à la fin de l'année dernière. 
    Ragip Mustafa a fait tout d'abord une demande d'asile en 
France, avant d'en faire une autre en Allemagne en juin dernier, 
écrit le portail d'informations. 
    Mustafa a déclaré que son frère avait été opéré à la fin de 
l'année dernière à Tirana, la capitale de l'Albanie. 
    "Maintenant, il est de retour à Pristina, et son état de 
santé demeure très grave", écrit le chef du gouvernement. 
    On estime que jusqu'à 800.000 Kosovars vivent d'ores et déjà 
et travaillent en Europe de l'Ouest, pour l'essentiel en Suisse 
et en Allemagne, dans le cadre d'un exode qui a commencé à la 
fin des années 1990. 
    Le Kosovo a proclamé son indépendance en 2008, mais le pays, 
qui compte 1,8 million d'habitants, demeure l'un des plus 
pauyvres d'Europe. Le secteur médical y est dans un état 
déplorable et ceux qui souhaitent recevoir de meilleurs soins 
doivent payer de leur propre poche des services plus efficaces 
dans d'autres pays de la région ou dans l'UE. 
 
 (Fatos Bytyci; Eric Faye pour le service français) 
 
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