Le frelon asiatique maté par une guêpe ?

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Le frelon asiatique maté par une guêpe ?
Le frelon asiatique maté par une guêpe ?

Introduit accidentellement en Lot-et-Garonne en 2004 avec des marchandises d'origine chinoise, le frelon asiatique est désormais présent sur 70 % du territoire, progressant de 100 km par an. Après avoir été repéré en 2009 en région parisienne, le « tueur d'abeilles » a désormais franchi la frontière franco-belge et des nids ont été signalés en Espagne, au Portugal et en Italie sans que l'on puisse contrer cette invasion. Mais une équipe du CNRS a peut-être trouvé un moyen naturel de lutter contre l'envahisseur en faisant appel au Conops vesicularis, son pire ennemi.

Les chercheurs de l'Institut de recherche sur la biologie de l'insecte de l'université François-Rabelais de Tours (Indre-et-Loire) ont découvert que cette espèce européenne d'insecte parasitoïde, qui ressemble à une petite guêpe de 1 cm de long, est capable de parasiter les reines du frelon asiatique en leur injectant... un oeuf dans l'abdomen. Après éclosion, telle un alien, la larve du parasitoïde dévore les organes de la reine, causant sa mort et celle de tout son nid.

Des agents de lutte biologique

« Elle pourrait à terme limiter le nombre de colonies de frelons asiatiques, voire entraîner leur déclin en Europe », estiment les chercheurs du CNRS, dont les travaux viennent d'être publiés dans la revue « Apidologie ». Les femelles Conops vesicularis sont déjà connues pour s'attaquer en vol aux bourdons lorsqu'ils butinent et aux guêpes quand elles sortent de leurs nids. Les chercheurs n'excluent pas que l'on puisse à terme utiliser ces insectes comme agents de lutte biologique contre le frelon asiatique mais à condition d'en avoir mesuré au préalable toutes les conséquences car il ne faudrait pas que le remède devienne pire que le mal. « On pourrait effectivement envisager un élevage semi- industriel de parasitoïdes pour ensuite les lâcher dans la nature dans des zones que l'on voudrait protéger de l'invasion ...

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