Le Francophone Club de Séville

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Pour le choc de cette journée de Liga, le FC Séville reçoit dans son bouillonnant Sánchez-Pizjuán le grand Real Madrid. Une affiche à laquelle devrait participer les cinq francophones des Palanganas qui se sont fait une spécialité du made in France.

Les touristes français s'y régalent. Entre sa cathédrale Notre-Dame du Siège et sa Plaza de España, Séville accueille chaque année son lot de voisins pyrénéens. Un exode estival qui fait le plus grand bien à l'économie locale, malmenée par une crise qui semble sans fin. Mais aussi à l'un des deux clubs de la capitale andalouse, le FC Séville. Ainsi, depuis déjà quelques années, les Palanganas se veulent le paradis de nombreux anciens pensionnaires de Ligue 1, partis vers des cieux plus joueurs et plus vainqueurs. "Il y a trois, quatre mondes d'écart avec Nice, entame Timothée Kolodziejczak, arrivé en fin de mercato estival. Il y a des grands joueurs, les infrastructures sont impeccables. La grande différence est surtout au niveau du jeu. Pour ma progression, c'est top." Ce refrain peut également sortir des bouches de Kevin Gameiro, Stéphane M'Bia, Gregorz Krychowiak ou Benoît Trémoulinas, tous passés par la formation française et aujourd'hui sous la liquette des Sevillistas. Reste à savoir pourquoi le club mise tant sur la Ligue 1, un championnat décrié en Espagne que le FCS aime tant piller.
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Historiquement, le propriétaire du Sánchez-Pizjuán n'a que peu de liens avec une France distante de 940 kilomètres. Le premier joueur galo - le surnom des Français en Espagne - à avoir défendu les couleurs du FC Séville répond au nom de George Dard. Attaquant marseillais, il n'avait joué que durant une saison en Andalousie, entre 1948 et 1949. Un demi-siècle plus tard, Thetis et Casagrande avaient renoué les liens avec l'Hexagone : pas de quoi parler d'une attirance historique, donc. Les fers de lance de l'arrivée massive de joueurs français, ou tout au moins passés par le championnat de France, resteront à jamais Frédéric Kanouté et Julien Escudé, respectivement débarqués en 2005 et en 2006. Depuis, ce lien avec la Ligue 1 ne s'est jamais distendu. Pourquoi ? Parce qu'avant toute chose, les footballeurs évoluant en France sont à des prix des plus abordables pour un club tel que le FC Séville. Incapables de lutter au niveau national avec les mastodontes blaugrana et merengues, les Palanganas se rabattent vers un championnat longtemps boudé par les recruteurs de Liga et rempli de bonnes affaires.

Justement, dans le monde des directeurs sportifs, le FC Séville détient sûrement la perle rare. Ramon…




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