Le Français qui fait bouger les molécules

le , mis à jour à 09:12
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Le Français qui fait bouger les molécules
Le Français qui fait bouger les molécules

Et si un jour votre ordinateur tenait dans votre poche ? Il faudrait alors remercier Jean-Pierre Sauvage. Hier, ce professeur à l'université de Strasbourg s'est vu décerner, aux côtés d'un Britannique et d'un Néerlandais, le prestigieux prix Nobel de chimie. « On ne peut pas avoir une récompense plus chic », a réagi le scientifique tout en se déclarant « très surpris ». On attendait la Française Emmanuelle Charpentier, co-inventrice du CRISPR-Cas, un ciseau moléculaire qui va peut-être révolutionner la recherche sur les maladies génétiques. Mais c'est finalement ce discret scientifique de 71 ans, disciple de « l'inventeur » de la chimie moléculaire, Jean-Marie Lehn (Nobel en 1987), qui a été récompensé. Soixante-deuxième Français à être nobélisé, il avait déjà reçu en 2014 le grand prix de la Fondation de la maison de la chimie au titre de l'un des chercheurs « des plus créatifs, des plus cités au monde et l'un des plus éminents chimistes français ». C'est au tour du jury de Stockholm de saluer son esprit d'avant-garde, comme il l'avait fait en 1911 pour Marie Curie.

 

Le chimiste a été le premier à imaginer que les molécules pouvaient s'assembler entre elles et bouger de manière contrôlée. Par exemple sous l'effet de la lumière, de la chaleur ou de l'électricité. C'est ce qu'on appelle « la machine moléculaire ».

 

Le « moteur moléculaire » : on n'en est qu'au début !

 

Jean-Pierre Sauvage est « un passionné de sciences qui sait transmettre son savoir aux autres », selon son ancien élève, aujourd'hui ami et collègue, Jean-François Nierengarten. « C'est le travail d'une vie qui est récompensé », renchérit Jacques Maddaluno, directeur de recherches au CNRS (Centre national de la recherche scientifique). Reste maintenant à passer aux travaux pratiques. « Le moteur moléculaire se trouve aujourd'hui au même stade que le moteur électrique dans les années ...

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