Le footballeur bloqué un an au Qatar porte plainte contre le frère de l'Emir

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Le footballeur bloqué un an au Qatar porte plainte contre le frère de l'Emir
Le footballeur bloqué un an au Qatar porte plainte contre le frère de l'Emir

Le footballeur franco-algérien Zahir Belounis va porter plainte contre le frère de l'Emir du Qatar, président d'un des clubs où il a joué avant d'être bloqué près d'un an dans l'Emirat. «Nous sommes convenu de saisir le Parquet de Paris en déposant plainte en fin de semaine ou au début de la prochaine sur trois fondements : escroquerie, travail dans des conditions particulièrement inhumaines, qui est un délit spécifique au code pénal, et extorsion de fonds», a déclaré mardi son avocat, Me Frank Berton, lors d'une conférence de presse.

Cette plainte vise les «sponsors», c'est-à-dire les parrains du joueur qui, en tant qu'employé étranger, est soumis - au même titre que l'ensemble des travailleurs immigrés dans les pays du Golfe - au système de la «Kafala», où chaque salarié est en fait la quasi propriété de son sponsor, son «Kafil».

Pour obtenir son visa de sortie, Belounis a dû signer «une lettre de licenciement anticipé datant du mois de février 2013, alors que son contrat allait jusqu'en juin 2015. Cela représente une somme de 120 à 150 000 euros d'abandons de prétentions salariales. C'est la qualification d'un délit pénal, c'est de l'extorsion de fonds», a assuré Me Berton.

Les personnes visées par cette future plainte sont les propriétaires de deux clubs, puisque que le club d'origine dans lequel évoluait Belounis, la Military Sport Association, a été racheté ensuite par Al-Jaish. La plainte va donc viser nommément Gamaan Al Hamad, le président de Military Sport Association, et le Cheikh Joaan bin Hamad Al-Thani, président d'Al-Jaish et frère de l'Emir du Qatar.

Le Parquet de Paris est compétent pour se saisir de cette affaire, a souligné Me Berton, rappelant que «tout délit subi par un Français à l'étranger peut être étudié par la justice française, c'est une compétence exclusive du Parquet de Paris». Après dépôt de la plainte, celui-ci disposera de six mois pour nommer un ...

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