Le foot va-t-il perdre la tête ?

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Le foot va-t-il perdre la tête ?
Le foot va-t-il perdre la tête ?

Les USA n'en finissent pas de faire trembler sur ses bases le vieux monde du football. Non seulement le FBI s'est permis de s'attaquer à la FIFA mais voilà que la fédé américaine a décidé de prohiber le jeu de tête chez les plus jeunes. Et si les States avaient raison ?

Tout débute par une "class action" de "soccer Mom", bref de parents californiens, angoissés à l'idée que leurs progénitures nourries de bio et de health care puissent perdre leur capacité à intégrer plus tard une prestigieuse université, à force de s'échiner à imiter les prouesses de leur héros en crampons dans FIFA 16. "Nous sommes heureux d'avoir pu jouer un rôle en améliorant la sécurité de tous les enfants qui jouent au football dans ce pays", confiait non sans vanité leur avocat, Steve Berman, qui ne devait certainement pas se douter que s'occuper d'une telle procédure lui vaudrait les honneurs du New York Times et même l'attention de la presse internationale. Sûrement soucieuse de s'épargner de longs et coûteux procès, la Fédération américaine a donc décidé d'obtempérer en interdisant pour les moins de dix ans le recours à la tête lors des matchs ainsi qu'à l'entraînement, et en en limitant le nombre entre 11 et 13 ans. À partir de 14 ans, en revanche, plus de soucis, surtout juridiques. Dans ce succédané bien réel de " Suits ", on peut surtout rapidement avoir l'impression que le délire de lecteurs monomaniaques des sites de santé vient de " castrer " par le haut le foot de sa marque de fabrique ultime et distinctive face aux autres sports de ballon.

Contexte américain et principe de précaution à l'extrême

En effet, si l'affaire peut sembler saugrenue vue de l'Hexagone, une énième péripétie de la douloureuse adaptation du soccer en terre yankee, cette " grande peur " face à l'éventuelle dangerosité du jeu de tête n'a de fait cessé de grossir ces dernières années, une période durant laquelle, plus largement, le sport dans son ensemble commence petit à petit à vaguement douter de ses vertus en matière de santé publique, notamment au sujet des traumatismes cérébraux. Le foot, où les décès précoces de footballeurs restent toujours pour le moment des " accidents regrettables " ou des " drames inexpliqués ", était globalement demeuré à l'abri de ce léger vent mauvais qui ne semblait retomber que sur la gymnastique (cf l'anorexie des jeunes filles) ou les sports extrêmes. La décision américaine a malgré tout changé la donne. Une Fédération membre de la FIFA, cela alourdit d'un coup la suspicion.

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