Le fonds souverain norvégien a renoué avec un rendement positif au T4

le
0
    OSLO, 9 mars (Reuters) - Le rebond des marchés actions a 
permis au fonds souverain norvégien, le premier au monde avec 
7.085 milliards de couronnes (755 milliards d'euros) sous 
gestion, de renouer avec un rendement positif sur les trois 
derniers mois de 2015 après deux trimestres de pertes.  
    Le fonds a annoncé mercredi avoir enregistré un rendement de 
3,56% sur la période octobre-décembre, dépassant ainsi son 
rendement de référence, à 3,51%. Sur l'ensemble de 2015, il 
affiche un rendement de 2,7%. 
    "L'année 2015 a été volatile avec des taux d'intérêt 
négatifs, les turbulences sur les changes, la chute des prix du 
pétrole et une dégradation des perspectives de croissance pour 
les marchés émergents", a déclaré son directeur général, Yngve 
Slyngstad. "Nous avons observé des fluctuations du rendement du 
fonds d'un trimestre à l'autre mais le résultat global est 
satisfaisant." 
    Les investissements en actions du fonds ont enregistré un 
rendement de 3,8% alors que celui des investissements sur les 
marchés de taux fixe n'a été que de 0,3%.  
    Parmi les avoirs affichant une contribution négative au 
rendement global figurent les emprunts d'Etat brésiliens, a 
précisé Yngve Slyngstad lors d'une conférence de presse.  
    Le fonds a réduit la part des investissements à taux fixe à 
35,7% de son portefeuille global au quatrième trimestre, contre 
37,3% sur les trois mois précédents. Parallèlement, il a porté 
la part des actions de 59,7% à 61,2% et celle de l'immobilier de 
3,0% à 3,1%.  
    Le fonds souverain norvégien, placé sous la responsabilité 
de la banque centrale, a pour mission d'investir une partie des 
recettes pétrolières et gazières du pays en prévision de 
l'extinction à venir de ses réserves d'hydrocarbures. Il 
représente environ 146.000 euros pour chacun des 5,2 millions de 
Norvégiens. 
    En janvier, le gouvernement a procédé au premier retrait 
partiel du fonds afin de financer des dépenses publiques et de 
soutenir l'activité économique, affectée par la chute des cours 
du pétrole de la mer du Nord, qui atteignait alors 70% par 
rapport à leur niveau de la mi-2014. 
         
 
 (Joachim Dagenborg et Gwladys Fouche; Marc Angrand pour le 
service français, édité par Wilfrid Exbrayat) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant