Le fonds Perceva reprend le groupe Monceau Fleurs

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PARIS (Reuters) - Le fonds Perceva a annoncé mardi avoir pris le contrôle de Monceau Fleurs, premier fleuriste de France, qui avait frôlé la faillite avant l'été.

La société d'investissement, spécialiste du retournement d'entreprises en difficulté, a lancé une OPA sur les actions de la société en août dernier et a procédé à une injection de capital de 26 millions d'euros dans l'entreprise.

Cette opération, doublée du rachat d'obligations convertibles avec une décote de 75%, a permis au fonds de ramener la dette du groupe de 30 millions à 13 millions d'euros.

Perceva contrôle aujourd'hui 80,5% du capital de l'entreprise auparavant détenue à 70% par le petit-fils du fondateur, Laurent Amar, dont la part est ramenée à 3,5% et qui quitte son poste de PDG pour siéger au conseil de surveillance.

La direction opérationnelle est confiée à Laurent Pfeiffer, jusqu'ici directeur financier et des opérations.

Deux holdings privées détiennent respectivement 10% et 3,9% du capital, le solde étant flottant.

Le fonds n'exclut pas de lancer une offre publique de retrait (OPR), "mais ce n'est pas un impératif", a déclaré à Reuters son président Jean-Louis Grevet.

En grave difficulté financière depuis plus de deux ans, Monceau Fleurs a vu ses ventes régulièrement reculer pour tomber 23 millions d'euros au premier semestre de son exercice 2012-2013 clos le 30 septembre, pour une perte nette de 25 millions.

Après un développement fulgurant dans les années 1980, l'entreprise a voulu se diversifier dans l'approvisionnement de ses boutiques, livrant les fleurs à ses franchisés sans maîtriser la filière logistique. Elle a ensuite souffert du rachat, en 2008, de Rapid'Flore, un spécialiste de bouquets à petits prix, sans faire jouer les synergies nécessaires.

Perceva entend faire repartir l'entreprise grâce surtout à une offre améliorée et une bonne offre de services en magasins.

Le groupe (Monceau Fleurs, Rapid'Flore et Happy) compte 400 magasins en franchise et occupe la première pace du marché français de la fleur coupée, estimé à 2,5 milliards d'euros. Ce marché n'a pas échappé à la crise en 2013, avec un recul attendu d'environ 2%, et un panier moyen de 50 euros par an.

Coté sur Alternext, le titre se traitait à 0,50 euro en clôture lundi, accusant une baisse de 41% depuis le début de l'année, pour une capitalisation de 29 millions d'euros.

Pascale Denis, édité par Jean-Michel Bélot

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