Le fonds Allianz RCM Europe Equity Growth refait surface

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(NEWSManagers.com) - A fin septembre, Dirk Enderlein a quitté la gestion des fonds actions européennes growth chez RCM (groupe Allianz) et cela s'est traduit alors par la perte de 35 à 40 % des encours de 2,1 milliards d'euros pour la stratégie, explique son successeur Thorsten Winkelmann. Depuis lors, indique ce dernier, l'encours est remonté à 2,2 milliards d'euros, en tenant compte à la fois des souscriptions nettes et d'une performance qui, à fin mai a été de l'ordre de quelque 13 % sur huit mois.

Au total, la stratégie growth actions pèse pour l'Europe entière environ 1,6 milliard d'euros subdivisés en mandats et deux fonds (un luxembourgeois de 475 millions d'euros et un allemand de 700 millions), tandis que son pendant zone euro représente 600 millions, dont 200 millions pour un fonds retail allemand, 200 millions pour un fonds institutionnel luxembourgeois et 200 millions pour un mandat institutionnel. Les stratégie Europe et zone euro sont ventilées sur respectivement 64 et 51 lignes, avec un taux de rotation très fiable (30 % en 2009 pour l'Europe). En 2010, il y a eu deux sorties et deux entrées et en 2009 six entrées et six sorties.
L'équipe de gestion comprend quatre personnes et s'appuie sur un service d'analystes actions européennes de 32 personnes basées à Francfort et à Londres. L'indice de référence choisi est le S&P Europe Large & Midcap Growth.
Fondamentalement, explique Thorsten Winkelmann, la construction du portefeuille s'effectue en bottom-up, en pure sélection de valeurs. Sont retenus les titres de sociétés capables d'afficher une croissance structurelle et de surperformer sur l'ensemble du cycle, avec un horizon de 3-4 ans, pourvu que l'évolution des bénéfices et la croissance du flux de trésorerie soient supérieures à la moyenne. Pour cela, l'équipe de gestion retient des sociétés qui se caractérisent par la non-reproductibilité de leur modèle d'affaires, qui sont les leaders technologiques ou qui bénéficient d'une croissance " séculaire" fondamentale. Et, pour valider la sélection, Thorsten Winkelmann et son équipe utilisent le modèle des 5 forces de Porter.
Fondamental et solide
Actuellement, le portefeuille ne comprend quatre valeurs financières (Sarasin, St James Place Vienna Insurance Group et Prudential), puisque RCM sous-pondère nettement ce secteur qui cadre mal avec le côté " actifs tangibles" du fonds. Dans le même ordre d'idées, le fonds Europe n'a aucun service public et aucun opérateur de télécommunications et aucun major du pétrole, énergie et matériaux étant très largement sous-pondérés de même que dans le domaine des mines. En revanche, les gérants apprécient les sociétés de services pétroliers (Saipem, Technip, Técnicas Reunidas) ou qui permettent d'augmenter l'efficacité des entreprises minières comme FLSmidth, Outotec, Atlas Copco ou Sandvik. Thorsten Winkelmann apprécie également les sociétés de sous-traitance comme Circle, Capita, SGS, Bureau Veritas, GVS ou Sodexho.
Parmi les valeurs de consommation discrétionnaire, dans le haut de gamme, RCM est investi chez LVMH et Richemont et, dans le moins haut de gamme, chez H&M ainsi que chez Inditex. A la consommation courante, le fonds Europe détient des titres BAT, Imperial Tiobacco, Carlsberg, Anhaeuser Busch- InBev, et SAB Miller. Dans le tabac, les marché sont déjà très concentrés et les perspectives sont telles que les grands acteurs peuvent répercuter sans problèmes les hausses de fiscalité. A titre d'exemple, la marque Vogue de BAT se vend en Russie à 64 fois le prix de la marque russe locale du groupe.
Quant aux brassicoles, elles peuvent escompter une croissance annuelle moyenne sur les cinq prochaines années de 17 % pour SABMiller, 15,5 % pour Carlsberg, 14 % pour Anhaeuser-Busch/ InBev et 13-14 % pour Heineken. Carlsberg est mis sur liste rouge par beaucoup de gestionnaires à cause de la Russie, mais ses marges sont tellement importantes que le danois peut se permettre d'en sacrifier un peu à la fiscalité alors que ses concurrents n'ont pas de " gras" . De plus, le secteur brassicole peut être le théâtre de concentrations.
Dans le domaine de la santé, Thorsten Winkelmann n'a pas de grandes pharmaceutiques en dehors de Roche, qui est moins affectée par la tombée de brevets, qui s'est beaucoup diversifié et qui a pris le contrôle de Genentech.
Parmi les autres valeurs figurent Novo Nordisk pour sa réactivité, Essilor pour son positionnement et son innovation technologique, et Electa pour sa niche dans le domaine du cancer, de même que FMC et Fresenius également bien notées malgré une gouvernance qui demande un approfondissement en tête-à-tête avec les dirigeants, notamment en ce qui concerne Kabi.
Aux valeurs informatiques, enfin, Thorsten Winkelmann a un faible pour Ingenico, le leader des transactions mobiles en cash, Dassault et Aveva (pour les logiciels) et Rotork irremplaçable pour la télécommande des valves et robinets.

info NEWSManagers

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