Le fondateur de Sports Direct fait son mea culpa

le
0
LE FONDATEUR DE SPORTS DIRECT FAIT SON MEA CULPA
LE FONDATEUR DE SPORTS DIRECT FAIT SON MEA CULPA

LONDRES (Reuters) - Mike Ashley, le milliardaire fondateur de la chaîne de magasins britannique Sports Direct, a reconnu mardi que sa société avait payé les salariés de son principal entrepôt en dessous du minimum légal.

S'exprimant devant une commission parlementaire après avoir tenté quatre mois durant de se soustraire à cette comparution, Mike Ashley a dit qu'il avait fait procéder à une enquête qui avait permis d'identifier les manquements.

Il a expliqué que la société avait décompté du temps de travail les contrôles de sécurité auxquels étaient contraints les salariés de l'entrepôt de Shirebrook, dans le centre de l'Angleterre, ce qui s'était traduit pendant un court laps de temps par des rémunérations horaires inférieures au plancher légal.

Mike Ashley, qui est également le propriétaire du club de football Newcastle United, a ajouté que les problèmes étaient à présent résolus et que le directeur général, Dave Forsey, renoncerait à une prime en actions de quelque quatre millions de livres (5,1 millions d'euros).

"Certaines choses se sont révélées constituer des surprises déplaisantes", a-t-il dit au sujet de l'enquête interne.

Luke Primarolo, représentant régional du syndicat Unite, a déclaré aux parlementaires, lors de la même audition, qu'il y avait à Shirebrook, site qui emploie plus de 3.000 personnes, une "culture de la peur".

"Les gens ont peur parce qu'ils savent qu'ils travaillent dans des conditions telles qu'ils peuvent perdre leur emploi à tout moment", a-t-il dit.

Dans une lettre adressée lundi aux 27.000 salariés de Sports Direct, Mike Ashley, vice-président exécutif et propriétaire de 55% du capital de l'entreprise, explique qu'il a finalement décidé de se présenter devant les députés "afin de défendre la réputation de Sports Direct et de vous tous", comme le rapportent différents médias.

Sports Direct, qui propose des articles de sport à bas prix dans ses 450 points de vente, a émis deux avertissements sur ses résultats cette année. Son action a plongé de 37% et ne fait plus partie de l'indice de référence de la Bourse de Londres FTSE-100. Mardi, elle gagnait 4% à 378,2 pence à 15h00.

(James Davey et Paul Sandle, Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Marc Angrand)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant