Le fondateur de PIP admet la supercherie sans complexe

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Jean-Claude Mas a reconnu en octobre devant les gendarmes avoir produit pour ses prothèses un gel de silicone non homologué, tout en niant le risque pour la santé.

Le fondateur des prothèses PIP assume. Selon un procès verbal de garde à vue rendu public par l'AFP jeudi, Jean-Claude Mas, 72 ans, a admis en octobre devant les enquêteurs avoir produit un gel de silicone non homologué, issu d'une formule de sa production. «Je savais que ce gel n'était pas homologué, mais je l'ai sciemment fait car le gel PIP était moins cher (...) et de bien meilleure qualité», a-t-il expliqué aux gendarmes, sans regret apparent. «Dès 1993», deux ans seulement après la création de sa société, il «donne l'ordre de dissimuler la vérité» à l'organisme certificateur allemand TÜV, bien avant la mise sur le marché des implants aujourd'hui incriminés.

Pour ceux-là, la fraude commence «dès 2001», quand le silicone est réautorisé en France pour les prothèses mammaires, selon les déclarations de Thierry Brinon, directeur technique arrivé en 2006. On lui aurait alors expliqué que le gel principalement utilisé était de fabrication «maison»

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