Le Fol - Le péril jeune

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« La jeunesse n?est pas un programme politique », martèlent les gardiens de l?immobilisme.
« La jeunesse n?est pas un programme politique », martèlent les gardiens de l?immobilisme.

Emmanuel Macron, à gauche, et Bruno Le Maire, à droite, brandissent l'étendard du changement. Ils veulent bousculer un système politique à bout de souffle et appellent à un renouvellement générationnel. On pense ce que l'on veut de ces deux hommes. Mais les violentes réactions qu'ils suscitent révèlent l'état d'esprit de leurs détracteurs. Le premier est accusé de « désertion » ou de « trahison » et le second se voit contester sa légitimité sur certains sujets comme la suppression de l'ENA?

Les critiques adressées à Macron sont d'inspiration féodale : les apparatchiks socialistes le traitent comme un vassal ayant manqué à son suzerain. Le procès fait à Le Maire relève du déterminisme le plus arriéré : « Tu es énarque, tu dois donc rester fidèle à ta caste. » Dans la France du XXIe siècle, il n'est pas admis de vouloir sortir du rang et de forcer le destin. Les conservateurs de tous poils vous assignent sinon illico à résidence.

À propos de Macron, l'écrivain François Sureau dit à juste titre* que « c'est la goutte de citron sur l'huître politique. Sa brûlure est au fond également douloureuse à ceux qui bénéficient du privilège de l'ancienneté, et ne veulent pas céder la place, et à ceux qui pour obtenir des places n'ont pas osé contester, dans les années passées, ce même privilège ».

« La jeunesse n'est pas un programme politique », martèlent les gardiens...

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