Le Fol - L'indécent hommage à Castro

le
1
Discours de Fidel Castro, le 30, décembre 1988, lors de l'inauguration de l'hôpital de La Havane. AFP PHOTO / RAFAEL PEREZ
Discours de Fidel Castro, le 30, décembre 1988, lors de l'inauguration de l'hôpital de La Havane. AFP PHOTO / RAFAEL PEREZ

Que le secrétaire général du Parti communiste français, Pierre Laurent, salue en Fidel Castro « l'artisan de l'une des plus importantes révolutions initiées au XXe siècle » et voie dans le castrisme « la démonstration de la possibilité de bâtir une société juste et souveraine pour tous les peuples » (sic), c'est, hélas !, dans l'ordre des choses. Que Jean-Luc Mélenchon sorte ses bougies et ses fleurs, passe encore. Mais que François Hollande parle juste de « manquements aux droits de l'homme » et de « désillusions » à propos des crimes de ce qui restera comme un l'un des pires régimes policiers de la planète, c'est attristant.

« Manquements aux droits de l'homme », les milliers d'opposants emprisonnés, torturés, fusillés ? « Manquements aux droits de l'homme », les homosexuels persécutés ? « Désillusions », le traitement inhumain réservé aux malades mentaux et aux malades du sida ? Un tyran vient de mourir. Son survêtement est maculé de sang, le sang de ses opposants, et Jean-Claude Jüncker s'incline devant « un héros pour beaucoup » tandis que Justin Trudeau loue « un leader remarquable ». Quand elles auront séché leurs larmes, nos pleureuses devraient plonger leurs yeux dans quelques livres instructifs. À commencer par les mémoires d'Huber Matos, Et la nuit est tombée (Les Belles Lettres). Compagnon d'armes de Castro, ce dernier le condamna, après leur rupture, à vingt...

Lire la suite sur Le Point.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • M4841131 il y a un mois

    retournement de veste, futur supporter de valse