Le FN veut briser le plafond de verre du second tour

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    * Tous les sujets seront sur la table lors d'un séminaire 
    * Mais le FN ne reviendra pas sur la sortie de l'euro, selon 
Philippot 
    * Le parti veut trouver le moyen de rassurer 
 
 (Actualisé avec Collard) 
    par Gérard Bon 
    PARIS, 4 février (Reuters) - Comment transformer au second 
tour les victoires du premier, en particulier à la 
présidentielle de 2017, après l'échec du Front national à gagner 
des départements ou des régions en 2015 et trouver un accord sur 
l'euro, sujet qui divise le mouvement ?    
    C'est la question à laquelle s'efforceront de répondre les 
cadres du Front national lors d'un séminaire à huis clos 
convoqué par Marine Le Pen ce week-end dans l'Essonne, près de 
Paris, pour envisager une réforme du programme du parti. 
    Participeront à ce remue-méninges des membres du bureau 
politique, des parlementaires, et quelques maires emblématiques, 
y compris celui de Béziers Robert Ménard, élu avec le soutien du 
parti d'extrême droite mais sans en être membre.  
    Officiellement, tous les éléments sont sur la table : 
éventuel changement de nom du FN, lancement dans tout le pays de 
Comités Bleu Marine, infléchissement du programme économique, 
notamment sur l'euro, démocratisation interne, etc.  
    Les responsables du parti sont divisés entre la ligne 
souverainiste du vice-président, Florian Philippot, et les 
tenants d'un virage économique plus libéral. 
    Mais bien que la sortie de l'euro soit l'un des éléments qui 
rebutent l'électorat âgé, celui qui fait le plus défaut jusqu'à 
présent au FN, Marine Le Pen n'entend pas à ce jour y renoncer, 
assure Florian Philippot. 
    "La position du FN est celle défendue et exprimée par Marine 
Le Pen, de manière constante, à savoir la fin de l'euro et 
l'introduction de monnaies nationales", dit-il à Reuters. 
    "Le FN est un parti souverainiste. La souveraineté n'est pas 
à la carte, on n'est pas souverainiste sur un point et pas sur 
un autre", ajoute-t-il.  
     
    "LA FRANCE APAISÉE"  
    Pour Florian Philippot, la question n'est donc pas de savoir 
si on est pour ou contre l'euro mais "comment expliquer à ceux 
qui n'ont pas saisi cet aspect en quoi ils ont intérêt à une 
monnaie nationale plus adaptée à leurs besoins". 
    Robert Ménard considère pourtant que "la sortie de l'euro 
est une mauvaise idée". "Si le FN veut gagner, il faut qu'il 
change", a-t-il dit récemment sur France Info, estimant que le 
parti devait aussi changer de nom et devenir plus démocratique. 
    Selon Gilbert Collard, député du Rassemblement Bleu Marine, 
"de plus en plus de personnes en interne sont sur cette ligne".  
    "Je préfèrerais que l'on garde l'euro et que nous nous 
attachions à construire une Europe différente", dit-il au 
Parisien paru mercredi.   
    "Il y aura cependant des infléchissement du programme 
économique qui sont déjà actés", assure à Reuters l'un des 
artisans du programme du FN. 
    La question d'un éventuel changement de nom n'est pas 
pressante car Marine Le Pen fera campagne sur son propre nom 
dans le cadre d'un "lien direct" avec les Français, dans 
l'esprit de la Ve République. 
    Le label "Bleu Marine" créé lors de la campagne de 2012 pour 
faciliter les ralliements hors parti, qui a déjà été largement 
utilisé lors des départementales et régionales, devrait de plus 
en plus estomper l'étiquette FN.  
    Porté par de bons sondages, Nicolas Dupont-Aignan, le 
président de Debout la France, vise la présidentielle et a 
refusé jusqu'à présent la main tendue par les dirigeants du FN.  
    Faute d'alliés de poids jusqu'à présent, le parti frontiste 
doit donc trouver par lui-même le moyen d'élargir sa base 
électorale.   
    Pour son secrétaire général, Nicolas Bay, un score supérieur 
à 32% au premier tour permettrait peut-être de franchir le 
fameux "plafond de verre" auquel se heurte le FN s'il est suivi 
d'une bonne dynamique de second tour.  
    Or, tous les dirigeants considèrent que le parti souffre 
encore d'une forte diabolisation, certains attribuant l'échec du 
second tour des régionales aux propos du Premier ministre Manuel 
Valls évoquant une "guerre civile" en cas de victoire frontiste. 
    "On est pris au piège d'un travail de propagande, il faut 
désamorcer cette diabolisation", assure Gilbert Collard. 
    L'objectif sera donc de se livrer à un intense travail de 
pédagogie dans le fil du "N'ayez pas peur" lancé par Marine Le 
Pen à la fin de la campagne des régionales. 
    Pour "rassurer", le FN a d'ores et déjà trouvé un nouveau 
slogan, "La France apaisée", figurant sur les nouvelles affiches 
du parti avec le visage de Marine Le Pen sur fond champêtre.  
 
 (Edité par Yves Clarisse) 
 
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  • indyta il y a 10 mois

    les annees sombres se rappelent a leurs bons souvenires,tout d un coup! avec le marché noir

  • indyta il y a 10 mois

    a propos du risque de guerre civile;ils s en inquietent drolement nos elus d hier et d aujourdhui!ils n auraient pas quelque chose a se reprocher??comme justement avoir preparé son gterreau dans notre territoire?avec les zones de non droit, par exemple, ou l economie parallele paye la paix sociale???non?

  • indyta il y a 10 mois

    pour la culture,la FED crée en 1913;dix ans plus tard, la crise de 1929,et la 2 eme guerre mondiale;la banque europeenne et l euro , dix ans plus tard ,on voit le resultat.l Histoire ne se repete pas?bah ca depends.

  • indyta il y a 10 mois

    sans etre expert, historien ,les faits, rien que les faits.

  • indyta il y a 10 mois

    Cette devise internationale a été créée en 1979, avec le Système monétaire européen (SME), dans le but de donner aux pays membres de la CEE une zone de stabilité monétaire en limitant les fluctuations des taux de change entre les pays membres. Ce n'était pas une vraie monnaie mais un panier de valeurs, et la valeur de l'ECU était par définition plus stable que celle des monnaies qui le composent, la faiblesse éventuelle d'une monnaie du panier étant compensée par la force des autres monnaies.

  • indyta il y a 10 mois

    quant a la sortie de l euro,ou, pas, la CEE etait construite sur la base de l ECU;pourquoi ne pas y revenir?il a si bien fonctionné ;

  • Xophe3 il y a 10 mois

    ils n'y croient pas eux-mêmes...C'est du cinéma tout ça

  • indyta il y a 10 mois

    il est tres facile de mettre a la poubelle la diabolisation du FN;si quelqu un , si quelquesp artis doivent etre diabolisés,il suffit de mettre sur la table le fiasco total de tous ce qui a ete mis en place depuis des decennies,genre le triptyque pouvoir d achat, prosperité, plein emploi tant prophetisés!!!

  • r.amans il y a 10 mois

    La France apaisée, ou la France à b....