Le FN peut dire merci à l'UMP et au PS

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Marine Le Pen, présidente du Front national.
Marine Le Pen, présidente du Front national.

France Inter : Pour vous, la meilleure chance du FN aux municipales, ce sont ses adversaires ?

Charlotte Chaffanjon : Oui, comme c'est souvent le cas pour les extrêmes. Ils bénéficient d'un vote de contestation, ils engrangent des voix sur la colère. Vu le contexte, ça sent la bonne opération pour le FN, qui pourrait remporter des villes comme Brignoles, Fréjus ou Hénin-Beaumont. Parce que le pouvoir est impopulaire comme jamais. Contrairement à ce qu'avait dit François Hollande, les résultats de sa politique ne se font toujours pas sentir dans la vie quotidienne. Quant à l'UMP, elle est empêtrée dans sa guéguerre interne, dans ses contradictions de fond. Le bilan de tout ça, c'est que l'électorat de gauche est déçu et que l'électorat de droite est perdu.

Ça inquiète à l'UMP et au PS ?

Évidemment, quand on pose la question, ils répondent oui. Et, de gauche à droite, ils plaident pour démonter les arguments du FN, irréalistes économiquement, dangereux socialement. Mais la réalité, c'est qu'à un mois des municipales, au PS, ils sont accaparés par le pacte de responsabilité. On a l'impression qu'ils discutent plus avec la tête du Medef qu'avec leur base sympathisante. Et à l'UMP, Jean-François Copé entraîne son parti dans des polémiques étonnantes. Risquées même, alors que c'est bien à droite qu'ils sont les plus nombreux à être tentés par le FN.

La dernière polémique sur le livre Tous à poil...

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