Le FN à l'abordage de Sciences Po

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Le FN fera-t-il son entrée à Sciences Po ?
Le FN fera-t-il son entrée à Sciences Po ?

Cette année, ils sont 25 étudiants de Sciences Po à suivre un cours solennellement intitulé « Stratégie de campagne, comment gagner une élection ? ». Parmi eux, David Masson-Weyl, jeune homme longiligne et ancien candidat Front national aux récentes élections départementales. L'étudiant de master en politique publique prévoit de ne pas rater une seule miette de cette science électorale savamment distillée par Guillaume Liegey et Arthur Müller, deux anciens communicants du candidat Hollande. Les spin doctors sont aussi des entrepreneurs en vue : ils ont fondé la LMG, « la première start-up de stratégie électorale en Europe », s'inspirant des méthodes qui ont fait les succès électoraux de Barack Obama. Pas étonnant que dans leur cours se côtoient aspirants énarques et futurs professionnels de la politique.

120 voix pour une reconnaissance

À Sciences Po, David Masson-Weyl n'est pas le seul à revendiquer son appartenance au Front national. Ils sont cinq. Cinq garçons dans le rang, à vouloir implanter le parti de Marine Le Pen au c?ur de l'école de la rue Saint-Guillaume. Ses compagnons de route se nomment Thomas Laval, Davy Rodriguez, Antoine Chudzik et Aymeric Merlaud. S'ils parviennent à faire reconnaître leur organisation par les autres étudiants de Sciences Po, ce serait une première dans un milieu étudiant traditionnellement ancré plutôt à gauche. Jusqu'ici, le FN utilisait les collectifs Marianne et Racine...

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