Le FMI voit le déficit budgétaire 2015 du Portugal à 3,2% du PIB

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LISBONNE, 17 mars (Reuters) - Une mission du Fonds monétaire international (FMI) a abaissé mardi l'estimation du déficit budgétaire du Portugal cette année à 3,2% et s'est montrée plus optimiste concernant la croissance économique grâce essentiellement à des facteurs externes. La mission a cependant invité le Portugal à poursuivre les réformes structurelles et l'assainissement budgétaire amorcé dans le cadre du programme de sauvetage 2011-2014 afin d'atteindre des niveaux de croissance qui lui permettraient de réduire son taux de chômage élevé et l'énorme fardeau de la dette. En janvier, le FMI avait annoncé tabler sur un déficit budgétaire de 3,4% du PIB en 2015 pour le Portugal. Malgré cette révision à la baisse, le déficit budgétaire du Portugal dépasse toujours les 2,7% prévus par le gouvernement, qui maintient son objectif d'un déficit sous le seuil des 3% pour cette année et les années à venir. Selon la mission du FMI, l'économie portugaise va profiter de la faiblesse de l'euro, des rendements obligataires à des niveaux historiquement bas et de la chute des prix pétroliers pour accélérer sa croissance à 1,5% cette année, contre 0,9% en 2014. Ce chiffre est supérieur à la prévision initiale de 1,2% du FMI mais conforme à celle du gouvernement portugais. "Cette confluence de facteurs (externes) fournit une occasion qui doit être utilisée à bon escient pour poursuivre la dynamique des réformes. Cela veut dire poursuivre et achever la tâche de bâtir une économie plus axée sur l'exportation" écrit la mission du FMI. Selon cette mission, la consolidation budgétaire doit continuer à moyen terme, non seulement pour réduire la dette publique, "mais aussi pour montrer que les excès passés en termes de politique budgétaire ne seront pas répétés une fois que les pressions de la crise actuelle auront disparu". La mission a appelé à une réforme profonde de l'Etat et ajouté que sa recommandation d'un ajustement structurel annuel primaire de 0,5% du PIB devrait être suivie grâce à l'établissement et à l'application d'objectifs de dépenses stricts à chaque niveau de l'Etat, avec notamment de nouvelles réformes salariales et des retraites. (Andrei Khalip, Claude Chendjou pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)

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