Le FMI invite la BCE à s'impliquer davantage dans la crise

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LE FMI ESTIME QUE LA BCE DEVRAIT S'IMPLIQUER DAVANTAGE DANS LA CRISE
LE FMI ESTIME QUE LA BCE DEVRAIT S'IMPLIQUER DAVANTAGE DANS LA CRISE

BRUXELLES (Reuters) - La Banque centrale européenne (BCE) pourrait s'impliquer davantage dans la crise de la dette de la zone euro en réduisant encore ses taux d'intérêt, en augmentant ses achats d'obligations et en fournissant plus de liquidités, estime le Fonds monétaire international (FMI).

Dans un rapport sur la zone euro paru mercredi, le FMI ajoute qu'il faudrait accorder à la BCE, qui ne peut légalement financer les Etats, un statut de prêteur de dernier recours, afin de briser le cercle vicieux par lequel des Etats surendettés empruntent aux banques, exposant ces dernières au risque attaché aux obligations souveraines afférentes.

"Pour renforcer encore son rôle sur les marchés financiers, on pourrait attribuer à la BCE la responsabilité explicite de la stabilité financière et les attributs complets de prêteur de dernier recours, éliminant ainsi le lien banques-souverains présent dans l'actuel mécanisme de fourniture de liquidité d'urgence (ELA)", explique le Fonds.

Une économie faible et un risque inflationniste limité justifient que la BCE continue à baisser les taux, poursuit le FMI, observant qu'elle pourrait également pratiquer un assouplissement quantitatif (QE) en rachetant des obligations souveraines, peut-être suivant un calendrier prédéfini.

"Toutefois, il est probable qu'un QE contribuerait aussi à une baisse des rendements dans des pays où ils sont déjà bas, comme en Allemagne", remarque le Fonds, qui recommande également

la relance du Programme pour les marchés de titres (SMP), ainsi qu'une nouvelle opération de refinancement à long terme (LTRO).

La BCE a injecté plus de 1.000 milliards de dollars de liquidités dans le système bancaire par le biais de deux LTRO à trois ans en décembre et en février derniers.

Dans le cas des LTRO, le FMI constate toutefois qu'elles tendent à renforcer la liaison banques/souverains.

Jan Strupczewski, Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Marc Angrand

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  • cedricdz le mercredi 18 juil 2012 à 18:20

    D'accord avec phi.hour.. Mais çà veut dire contrarier pas mal de profits(heure)

  • aemk le mercredi 18 juil 2012 à 18:10

    et qu'ils achètent des Peugeot ...

  • phi.hour le mercredi 18 juil 2012 à 18:06

    il faut que la BCE prête directement aux états

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