Le FMI estime que le yuan n'est plus sous-évalué

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LE FMI JUGE QUE LE YUAN N'EST PLUS SOUS-ÉVALUÉ
LE FMI JUGE QUE LE YUAN N'EST PLUS SOUS-ÉVALUÉ

par Koh Gui Qing

PÉKIN (Reuters) - Le yuan chinois n'est plus sous-évalué après son importante appréciation de ces derniers mois mais le gouvernement devrait accélérer ses réformes pour parvenir à un "taux de change flottant", a affirmé mardi le Fonds monétaire international.

Le FMI avait récemment affirmé que le yuan était "modérément sous-évalué" malgré son appréciation progressive depuis la décision historique de 2005 de le réévaluer.

"Alors que la sous-évaluation du renminbi était un facteur clé expliquant les grands déséquilibres du passé, notre estimation est désormais que son appréciation réelle et importante depuis un an a porté le taux de change à un niveau qui n'est plus sous-évalué", a déclaré le FMI.

Evoquant la situation de la Chine dont la balance commerciale reste largement excédentaire malgré l'appréciation du yuan, le FMI juge que sa "position commerciale qui reste trop forte souligne le besoin de nouvelles réformes - qui sont à l'agenda des autorités - pour réduire l'épargne excessive et atteindre un équilibre durable de sa balance commerciale."

Le FMI estime en outre que la Chine reste confrontée à des risques de croissance excessive du crédit et de l'investissement et appelle le pays à accélérer ses réformes, y compris pour rendre le yuan plus flexible.

"Nous croyons que la Chine devrait chercher à atteindre un taux de change flottant d'ici deux ou trois ans", a dit le FMIdans un communiqué publié à l'issue d'une mission dans le pays.

Pékin devrait renforcer sa politique de relance si la croissance tombe sous 6,5% cette année et prendre des mesures de restriction du crédit et de l'investissement si la croissance est plus forte que prévu, poursuit le FMI, qui table sur une croissance de 6,8% cette année et de 6,25 en 2016.

La croissance chinoise a atteint 7,4% en 2014.

Au premier trimestre, la croissance a été de 7% en variation annuelle et les derniers indicateurs montrent qu'elle a encore ralenti au deuxième trimestre, augmentant ainsi le risque de tomber sous l'objectif de 7% du gouvernement pour cette année.

(Juliette Rouillon pour le service français, édité par Véronique Tison)

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