Le FMI affiche sa confiance dans la croissance chinoise

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(Actualisé avec précisions, citation, contexte) MANILLE, 24 septembre (Reuters) - La Chine dispose de moyens divers pour maintenir sa croissance nettement au-dessus de 7% l'année prochaine, a déclaré mercredi un responsable du Fonds monétaire international, minimisant les risques liés au ralentissement du marché immobilier de la deuxième économie mondiale. La croissance chinoise sera probablement "bien supérieure" à 7% en 2015, a dit Changyong Rhee, directeur du département Asie et Pacifique du Fonds, lors d'un point de presse à Manille. Ses propos suggèrent que l'organisation internationale pourrait revoir à la hausse sa prévision de croissance pour la Chine lors de l'actualisation de ses perspectives économiques mondiales le mois prochain. En juillet, le FMI prévoyait une progression de 7,1% du PIB chinois en 2015. Pour 2014, il attend une croissance de 7,4%, légèrement inférieure à l'objectif que se sont fixé les autorités chinoises, soit environ 7,5%. "Nous supposons qu'ils disposent de nombreux instruments permettant de maintenir un taux de croissance bien supérieur à 7% l'année prochaine", a dit Changyong Rhee. Pour de nombreux économistes, le ralentissement du marché immobilier est devenu le principal risque pesant sur l'économie chinoise. Les prix immobiliers, le nombre de transactions et les mises en chantier sont tous en baisse et pèsent sur les secteurs liés à la construction, du verre à l'électroménager en passant par la sidérurgie et le ciment. Certains analystes s'attendent donc à ce que Pékin annonce de nouvelles mesures de soutien à l'activité au cours des prochains afin d'éviter un ralentissement plus marqué encore, ce qui pourrait inclure des aides à l'achat de logements. Changyong Rhee a toutefois déclaré que le FMI ne considérait pas le ralentissement du marché immobilier comme un problème grave, préférant parler d'"ajustement graduel". "Certains éléments montrent qu'un ajustement graduel va se produire sur le marché immobilier mais nous devons vérifier que ce scénario de base se confirme", a-t-il dit. Il a ajouté qu'un ralentissement de l'économie chinoise ne serait pas considéré uniquement comme un "risque pur" car il donnerait aux autres pays asiatiques l'opportunité de mieux rivaliser avec Pékin et d'attirer davantage d'investissements étrangers. (Karen Lema,; Nicolas Delame et Marc Angrand pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten)

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  • guerber3 le mercredi 24 sept 2014 à 13:18

    Le FMI : non crédible, comme tous les autres apôtres de la croissance. Il n'y a qu'une chose qui croît : le chômage et une qui décroît : les salaires...de ceux qui produisent quelque chose...!