Le FMI abaissera sans doute sa prévision pour l'Allemagne après le Brexit

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    BERLIN, 30 juin (Reuters) - Le Fonds monétaire international 
(FMI) va vraisemblablement réviser à la baisse ses prévisions de 
croissance de l'économie allemande en raison de la décision des 
électeurs britanniques de quitter l'Union européenne, a déclaré 
un haut responsable du FMI mercredi soir. 
    Enrica Detragiache, directrice adjointe du département 
Europe au FMI, a expliqué que le Royaume-Uni était un important 
partenaire commercial de l'Allemagne et que des changements 
significatifs des relations économiques entre les deux pays 
auraient des répercussions sur l'Allemagne. 
    "Pour ce qui est d'une nouvelle prévision, bien sûr, nous 
réfléchissons à une révision à la baisse", a-t-elle dit lors 
d'une conférence téléphonique. 
    Elle a noté que l'incertitude qui pèse sur l'avenir des 
relations entre la Grande-Bretagne et les Européens suffit déjà 
à freiner les perspectives de croissance. 
    Dans ses dernières prévisions, publiées avant le référendum 
sur le Brexit, le FMI avait légèrement relevé ses chiffres 
concernant la croissance allemande pour cette année, les portant 
de 1,5 à 1,7%. Il avait en revanche rabaissé sa prévision pour 
2017, la ramenant de 1,6 à 1,5%. 
    Mi-juin, l'institut économique DIW calculait qu'une sortie 
de la Grande-Bretagne de l'UE entraînerait vraisemblablement des 
droits d'exportation plus élevés, pénalisant le commerce 
extérieur allemand, et pourrait de ce fait retrancher un 
demi-point de pourcentage à la croissance de la première 
économie européenne en 2017.   
    Pour le FMI, l'Allemagne doit engager des réformes 
structurelles pour répondre au défi du vieillissement de sa 
population et résorber une pénurie de travailleurs qualifiés. 
    "Nous encourageons les autorités allemandes à traiter plus 
fortement ces défis par différentes réformes structurelles", a 
insisté Detragiache. Le gouvernement, a-t-elle détaillé, devrait 
mettre en oeuvre plus de mesures incitatives pour favoriser 
l'emploi à temps plein des femmes et pour différer le départ à 
la retraite des salariés âgés. Les migrants doivent également 
être intégrés dans le marché du travail, a-t-elle ajouté. 
 
 (Michael Nienaber; Henri-Pierre André pour le service français) 
 
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