Le FMI a peut-être été un peu trop pessimiste-Blanchard

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(Actualisé avec les propos sur les QE) NEW YORK, 10 février (Reuters) - Le Fonds monétaire international (FMI) a peut-être été trop pessimiste lorsqu'il a revu en baisse ses prévisions de croissance de 2015 en janvier, a déclaré mardi l'économiste en chef du fonds, expliquant que l'Europe, en particulier, tire actuellement avantage d'un affaiblissement de l'euro. "Je pense que nos prévisions étaient probablement un peu pessimistes", surtout à propos de l'effet positif de prix pétroliers bas, a dit Olivier Blanchard. "Peut-être devraient-elles être un peu plus optimistes". Le FMI a ramené le 20 janvier sa prévision de croissance mondiale pour cette année de 3,8% à 3,5%, et celle pour la zone euro de 1,4% à 1,2%. ID:nL6N0UY3D6 S'exprimant mardi lors d'une manifestation à New York, Olivier Blanchard a ajouté: "Je pense que nous décelons un risque haussier pour l'Europe en particulier en raison de la dépréciation de l'euro". Tandis que la Réserve fédérale a mis fin à son programme d'achats de titres de dette dit d'assouplissement quantitatif (QE), la Banque du Japon poursuit le sien et la Banque centrale européenne (BCE) s'apprête à lui emboîter le pas, ce qui a pour effet d'affaiblir le yen et l'euro. Une stratégie à laquelle Olivier Blanchard souscrit avec prudence, estimant qu'"exporter les difficultés de cette manière" pourrait être positif car "cela aide les deux régions du monde qui sont en difficulté, qui ont besoin de croissance et qui n'ont pas outils pour la stimuler à court terme". Le relatif dynamisme de l'économie américaine permet a priori à celle-ci de supporter la pression qu'un dollar en hausse exerce sur les exportateurs des Etats-Unis. "L'ajustement des taux de change, conséquence surtout du QE et du fait qu'on pense qu'il y en aura plus, est une bonne chose pour le monde", ajoute Blanchard, qui dit s'attendre à une amélioration lente de la situation économique dans la zone euro. Concernant le pétrole, l'économiste du FMI pense que les prix remonteront "quelque peu" au cours des 12 à 24 prochains mois, sans pour autant revenir à 100 dollars le baril. Le Brent se traitait à moins de 60 dollars mardi LCOc1 . (Jonathan Spicer, Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Marc Angrand)


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